{"id":189,"date":"2014-06-12T15:26:14","date_gmt":"2014-06-12T15:26:14","guid":{"rendered":"https:\/\/gsara.tv\/causes\/?p=189"},"modified":"2015-08-14T13:26:08","modified_gmt":"2015-08-14T13:26:08","slug":"reste-t-il-film-lamour-au-troiseme-age","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/reste-t-il-film-lamour-au-troiseme-age\/","title":{"rendered":"Rencontre avec Felipe Sandoval"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/qrti.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-192 size-full\" src=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/qrti.png\" alt=\"qrti\" width=\"600\" height=\"308\" srcset=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/qrti.png 600w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/qrti-300x154.png 300w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/qrti-210x107.png 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>N\u00e9 au Chili en 1982, Felipe Sandoval a \u00e9tudi\u00e9 le cin\u00e9ma en Belgique. Au sortir de ses \u00e9tudes, il travaille comme r\u00e9alisateur pour un projet audiovisuel dans une ASBL \u00e0 Bruxelles. Avec <em>Que reste-t-il&#8230;\u00a0?<\/em>, il signe son premier documentaire ind\u00e9pendant. Un film qui parle d&rsquo;amour, de sexualit\u00e9 et de la solitude en maison de repos.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quel fut le point de d\u00e9part du film\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler en 2010 dans une association de service \u00e0 domicile pour personnes \u00e2g\u00e9es. Il y avait un projet audiovisuel autour de la collecte des r\u00e9cits de vie. Il s\u2019agissait d\u2019aller chercher les t\u00e9moignages de seniors. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de valoriser le r\u00e9cit, de le collecter et de r\u00e9aliser un petit film qu\u2019on donnerait aux personnes interview\u00e9es pour qu&rsquo;elles puissent le montrer \u00e0 leurs voisins et \u00e0 leur famille. Elles \u00e9taient tr\u00e8s fi\u00e8res du r\u00e9sultat. Petit \u00e0 petit, j\u2019ai essay\u00e9 d\u2019introduire des notions de r\u00e9alisation et d&rsquo;en faire un film documentaire. Un jour, on a entendu parl\u00e9 de couples qui s\u2019\u00e9taient form\u00e9s \u00e0 la r\u00e9sidence du CPAS de Watermael-Boitsfort. On a voulu en savoir plus et nous sommes partis explorer ce lieu. Je me suis dit qu\u2019il y avait l\u00e0 la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser un film sur l\u2019amour en r\u00e9sidence et sur la question\u00a0: Comment les r\u00e9sidents vivent-ils la relation de couple ? Le tournage a d\u00e9but\u00e9 en mars 2012 et il a dur\u00e9 environ six mois.<\/p>\n<p><strong>Quelle \u00e9tait l&rsquo;intention du film\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Pour moi, il ne s&rsquo;agissait pas de faire un bilan sur les homes ou sur les conditions de vie en r\u00e9sidence. Je voulais montrer non seulement des histoires d\u2019amour mais aussi la solitude dans ce milieu-l\u00e0. La plupart des r\u00e9sidents sont tristes, on les sent d\u00e9racin\u00e9s. On les a plac\u00e9s dans un home et ils culpabilisent. Tr\u00e8s souvent, ils sont tomb\u00e9s, ils se sont cass\u00e9 quelque chose et ils ne peuvent donc plus rester tout seul. Ils se r\u00e9p\u00e8tent : \u00ab\u00a0si je n\u2019\u00e9tait pas tomb\u00e9, je serai encore chez moi, je ne serai pas ici\u00a0\u00bb. Ils attendent toujours d\u2019aller mieux pour retourner chez eux. Tr\u00e8s peu se dise, \u201cvoil\u00e0, je vais finir mes jours ici, essayons de faire au mieux\u201d, comme Tina et Claude qui se sont rencontr\u00e9s en r\u00e9sidence. La volont\u00e9 \u00e9tait vraiment de se focaliser sur des personnes et non pas sur les institutions. Je ne voulais pas faire un docu-reportage sur les maisons de retraite.<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous trouv\u00e9 vos personnages ?<\/strong><\/p>\n<p>Pour ce film, on a vraiment cherch\u00e9 des personnages, on a fait un gros travail de rep\u00e9rage. On est tomb\u00e9s sur le couple Tina et Claude. Ils nous ont s\u00e9duits. On a cibl\u00e9 plusieurs couples-types : un couple qui est arriv\u00e9 ensemble, un autre qui s\u2019est form\u00e9 en r\u00e9sidence comme Tina et Claude. On a aussi film\u00e9 des personnes seules comme Angel et Jean-Baptiste qui avaient des avis et des attentes compl\u00e8tement diff\u00e9rents. Par exemple, Jean-Baptiste cherchait toujours une partenaire. Angel \u00e9tait l\u2019exemple-type de ceux qui sont malheureux. N\u00e9anmoins, au fur et \u00e0 mesure qu\u2019on parlait avec elle, on se rendait compte qu\u2019elle avait un c\u00f4t\u00e9 coquin. Elle rigolait aussi, elle ne faisait pas que pleurer. Lors du montage, j&rsquo;ai voulu la faire \u00e9voluer et montrer que tout n\u2019est pas noir ou blanc. Il y a des nuances. Il \u00e9tait important de ressentir ce qu&rsquo;elle \u00e9tait r\u00e9ellement. Un jour, elle pouvait \u00eatre tr\u00e8s joyeuse, parler et rigoler avec les autres. L\u2019autre jour, elle \u00e9tait compl\u00e8tement seule et voulait juste retourner chez elle. On cherchait des personnages, ceux qu\u2019il fallait pour l\u2019histoire que je voulais raconter.<\/p>\n<p><strong>Comment s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e l\u2019introduction de la cam\u00e9ra dans le home ?<\/strong><\/p>\n<p>Il faut savoir l\u2019introduire, il faut se faire tout petit. J&rsquo;agissais de la sorte pendant les rep\u00e9rages. Je prenais la cam\u00e9ra et je prenais des photos. Ensuite, j\u2019amenais le pied et je faisais des tests. Je testais les lieux, la lumi\u00e8re aussi. Au bout d&rsquo;un moment, ils \u00e9taient compl\u00e8tement habitu\u00e9s. Ils nous faisaient confiance. Ils savaient qu\u2019on allait faire un film.<\/p>\n<p><strong>C&rsquo;\u00e9tait un choix de ne pas interviewer les aides-soignantes ?<\/strong><\/p>\n<p>Oui c\u2019\u00e9tait voulu. J\u2019ai fait des interviews des aides-soignantes mais je ne voulais pas les mettre dans le film. Ces interviews \u00e9taient juste pour nous, pour comprendre comment elles voyaient les choses. Je voulais vraiment donner la parole aux personnes \u00e2g\u00e9es. Je ne voulais pas donner cet aspect reportage avec l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;aller explorer la vie sexuelle des seniors. \u00c7a ne m\u2019int\u00e9ressait pas. Je voulais que \u00e7a soit eux qui racontent les choses.<\/p>\n<p><strong>Afin de traiter de mani\u00e8re globale du th\u00e8me de l&rsquo;amour, n&rsquo;est-il pas n\u00e9cessaire d&rsquo;investir d&rsquo;autres maisons de retraite ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans toutes les maisons de repos, tu rencontres les m\u00eames personnages. Pour moi, le plus important c\u2019est la rencontre humaine. \u00c9videmment, il faut se renseigner. J\u2019ai beaucoup lu sur le sujet de la solitude, sur l\u2019amour et sur les personnes \u00e2g\u00e9es. Lorsque tu vas dans une \u00e9cole, tous les gosses sont \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames mais il faut aller voir \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur pour trouver les personnages. C\u2019est \u00e7a qui m\u2019int\u00e9resse, c\u2019est la rencontre avec les personnages.<\/p>\n<p><strong>Bien que le film ne soit pas une analyse critique des maisons de retraite, quel est votre point de vue personnel\u00a0apr\u00e8s avoir investi ce milieu ?<\/strong><\/p>\n<p>Partir en maison de repos est la pire chose pour les personnes \u00e2g\u00e9es. Je comprenais le contexte mais c&rsquo;est seulement lorsque tu y es plong\u00e9 que tu t&rsquo;en rends compte. Quand tu d\u00e9couvres le lieu, tu vois que tout le monde est triste autour de la chemin\u00e9e et ne bougent pas. Petit \u00e0 petit, tu commences \u00e0 trouver de la vie. Tu vois cette vie se construire. Certes, tu les vois bouger lentement mais ils bougent tout de m\u00eame. Petit \u00e0 petit, \u00e7a se construit. Je ne voulais pas faire une critique de la maison de repos car ce n&rsquo;est pas de leur faute s&rsquo;ils ne se sentent pas comme chez eux. Tout est mis en place pour qu\u2019ils se sentent bien. Dans le film, certaines voient cette r\u00e9sidence comme une r\u00e9sidence accueillante et d\u2019autres pas. C&rsquo;est \u00e7a qui me pla\u00eet. Je veux laisser les spectateurs d\u00e9cider par eux-m\u00eames. Je ne suis pas l\u00e0 pour juger et j\u2019ai vraiment fait attention de ne pas pousser le regard d\u2019un c\u00f4t\u00e9 ou de l&rsquo;autre. Malheureusement, les r\u00e9sidents, ne vont jamais se sentir comme chez eux. Mettre des personnes \u00e2g\u00e9es ensemble, \u00e7a les tue plus vite. Dans une soci\u00e9t\u00e9, il y a des gosses, des seniors et c\u2019est \u00e7a qui fait la vie en g\u00e9n\u00e9ral. Eux, ils sont enferm\u00e9s l\u00e0 et ils ne c\u00f4toient que des personnes de leur \u00e2ge. Ils sont ravis \u00e0 chaque fois qu\u2019il y a un jeune qui passe. Aussi, il existe de plus en plus d\u2019initiatives pour amener des chiens dans les maisons de retraite. Ils ont besoin de \u00e7a. Le probl\u00e8me se pose lorsque l&rsquo;on met que des personnes \u00e2g\u00e9es ensemble, c\u2019est triste, c\u2019est la fin de tout. Il devrait y avoir un moyen de mixer un peu les g\u00e9n\u00e9rations, d\u2019aller vers quelque chose d\u2019interg\u00e9n\u00e9rationnel.<\/p>\n<p><strong>Il y a cette sc\u00e8ne du film <em>Home Sweet Home<\/em> de Beno\u00eet Lamy. Il s\u2019agit l\u00e0 du film dans le film\u2026.<\/strong><\/p>\n<p>Oui c\u2019est tout \u00e0 fait \u00e7a ! Je voulais qu\u2019ils se regardent eux-m\u00eames. J\u2019ai voulu faire un hommage \u00e0 ce film car il m\u2019a beaucoup touch\u00e9, c\u2019est un film tr\u00e8s juste. Le film date des ann\u00e9es 1970 mais est toujours d\u2019actualit\u00e9. Certes, les conditions ont chang\u00e9, les r\u00e9sidents sont mieux soign\u00e9s. Par contre, certaines choses restent les m\u00eames. Par exemple, j\u2019ai li\u00e9 les deux s\u00e9quences du repas car elles sont tr\u00e8s similaires. C\u2019est pratiquement la m\u00eame chose, \u00e7a ne change pas.<\/p>\n<p><strong>Le titre du film, Que reste-t-il&#8230;?, est une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre chanson de Charles Trenet. Il pose aussi plusieurs questions sur la fin de nos vies.<\/strong><\/p>\n<p>La chanson m\u2019a beaucoup inspir\u00e9 pendant le tournage, pendant la construction du film. Elle \u00e9tait pr\u00e9sente dans ma t\u00eate avec cette question : que reste-t-il \u00e0 la fin de nos jours quand on est seul\u00a0? Est-on encore capable de trouver l\u2019amour\u00a0? Cela me semblait \u00eatre un titre tr\u00e8s nostalgique car il y a une nostalgie pr\u00e9sente dans le film, surtout \u00e0 la fin. Je voulais absolument \u00e7a. Je voulais cette ambiance pour qu\u2019on se mette aussi un peu \u00e0 la place de ces personnes. Au plus les personnes sont \u00e2g\u00e9es lorsqu\u2019elles regardent le film, au plus elles s\u2019identifient aux histoires des protagonistes. Elles se demandent si elles auront encore toute leur t\u00eate et se posent les questions suivantes\u00a0: Est-ce qu\u2019on va me placer\u00a0? Si je perds mon partenaire, que va-t-il se passer ? Je voulais cr\u00e9er cette identification. Je voulais qu\u2019on se sente un peu avec eux. Le film ne parle pas juste d\u2019une histoire d\u2019amour. Cela va bien plus loin. On parle de la solitude, de l\u2019envie de vivre la fin de nos jours, de la maladie.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que ce sujet est de plus en plus abord\u00e9 dans le documentaire ? <\/strong><\/p>\n<p>Il y a beaucoup plus de personnes \u00e2g\u00e9es aujourd&rsquo;hui qu\u2019avant. Leur place dans la soci\u00e9t\u00e9 pose des questions. La population vieillit de plus en plus et les institutions ne sont pas adapt\u00e9es. Je trouve aussi que les personnes \u00e2g\u00e9es ont une mani\u00e8re sp\u00e9cifique de parler des choses. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 deux courts-m\u00e9trages sur les seniors. Le destin a fait que je sois tomb\u00e9 dans cette association et que j\u2019ai une sensibilit\u00e9 particuli\u00e8re avec cette th\u00e9matique. J\u2019ai aussi envie de changer de sujet car c&rsquo;est tr\u00e8s dur de travailler l\u00e0-dessus. Au bout d\u2019un moment c\u2019est tout de m\u00eame difficile. On voit beaucoup de personnes mourir. En tant que r\u00e9alisateur ce n\u2019est pas facile. On doit s\u2019attacher aux personnes que l&rsquo;on filme et en m\u00eame temps garder une certaine distance. C\u2019est une relation assez complexe.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; font-variant: normal; font-style: normal; line-height: 114%; text-decoration: none;\"><strong>Propos recueillis pas Aur\u00e9lie Ghalim<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; font-variant: normal; font-style: normal; line-height: 114%; text-decoration: none;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; font-variant: normal; font-style: normal; line-height: 114%; text-decoration: none;\">R\u00e9alisation : Felipe Sandoval<br \/>\nImage : Christophe Beauprez &#8211; Felipe Sandoval<br \/>\nMontage : Felipe Sandoval \u2013 Susana Rossberg<br \/>\nMontage son : Lo\u00efc Villiot<br \/>\nMixage : Lo\u00efc Villiot<br \/>\nEtalonnage : Cyril Conforti<\/p>\n<p>Dur\u00e9e : 48\u2019<br \/>\nGenre : Documentaire<br \/>\nLangue VO : Fran\u00e7ais<br \/>\nFormat : DCP<br \/>\nDate de production : Avril 2014<\/p>\n<p>Produit par Artefacto Films<br \/>\nEn coproduction avec L\u2019Atelier de Production GSARA<br \/>\nAvec le soutien de H\u00e9licotronc<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; font-variant: normal; font-style: normal; line-height: 114%; text-decoration: none;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 au Chili en 1982, Felipe Sandoval a \u00e9tudi\u00e9 le cin\u00e9ma en Belgique. 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