{"id":2301,"date":"2016-12-05T16:31:16","date_gmt":"2016-12-05T16:31:16","guid":{"rendered":"https:\/\/gsara.tv\/causes\/?p=2301"},"modified":"2016-12-05T16:49:02","modified_gmt":"2016-12-05T16:49:02","slug":"acn-porn","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/acn-porn\/","title":{"rendered":"ACN Porn"},"content":{"rendered":"<p><strong>Cet article s\u2019inscrit dans le cadre de la campagne actuelle du GSARA, qui concerne cette ann\u00e9e le d\u00e9cryptage des images pornographiques et le rapport de la soci\u00e9t\u00e9 vis-\u00e0-vis de celles-ci. Il consistera essentiellement en un travail de vulgarisation partielle bas\u00e9 sur les recherches de Laurent Martin. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces quelques lignes est de renseigner sur certains aspects de la pr\u00e9sence de la pornographie dans les m\u00e9dias, dans l\u2019espace public. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne donne lieu \u00e0 de nombreuses controverses et publications. Les inqui\u00e9tudes sur le sujet concernent g\u00e9n\u00e9ralement des questions de sant\u00e9 publique, d\u2019\u00e9thique et de morale, d\u2019o\u00f9 la vivacit\u00e9 du d\u00e9bat. L\u2019objectif de cet article est de relativiser le ph\u00e9nom\u00e8ne et de permettre un recul historique vis-\u00e0-vis de celui-ci en retra\u00e7ant l\u2019\u00e9volution de la pornographie.<\/strong><\/p>\n<p>Une id\u00e9e pr\u00e9con\u00e7ue avance que la pornographie est r\u00e9cente. C\u2019est l\u00e0 que l\u2019article de Martin est int\u00e9ressant\u00a0: l\u2019auteur s\u2019est attel\u00e9 \u00e0 un travail sur l\u2019histoire de l\u2019imagerie sexuelle dans l\u2019espace public. Comme il l\u2019\u00e9crit dans <em><a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-le-temps-des-medias-2003-1-page-10.htm\">Jalons pour une histoire culturelle de la pornographie en Occident<\/a><\/em>, les repr\u00e9sentations pornographiques ne datent pas du si\u00e8cle dernier. Cette conception soul\u00e8ve un manque de recul historique, qui a tendance \u00e0 toucher les experts comme les profanes. Le genre pornographique, d\u00e9fini \u2013 entre autres \u2013 par \u00ab\u00a0la repr\u00e9sentation de l\u2019acte sexuel pour lui-m\u00eame, ind\u00e9pendamment de toute vis\u00e9e religieuse, politique voire artistique\u00a0\u00bb se retrouve dans l\u2019antiquit\u00e9 gr\u00e9co-latine. Le mot tire son \u00e9tymologie des termes pornai (prostitu\u00e9es) et graphein (\u00e9crivain), il d\u00e9signe donc les personnes \u00e9crivant sur les prostitu\u00e9es. Il est d\u00e9j\u00e0 ici question de textes mais aussi d\u2019images et le genre a d\u00e9j\u00e0 ses noms\u00a0: Pausias et sa ma\u00eetresse Glykera, Aristide et Leontion\u2026 On trouvait ces repr\u00e9sentations sous deux formes principalement\u00a0: les peintures et la vaisselle. La premi\u00e8re \u00e9tait l\u2019apanage des classes ais\u00e9es, l\u2019autre, plut\u00f4t d\u00e9mocratique, a contribu\u00e9 \u00e0 sa diffusion.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2304\" src=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700.jpg\" alt=\"vaisselle-grecque-700\" width=\"700\" height=\"583\" srcset=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700.jpg 700w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700-300x250.jpg 300w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700-600x500.jpg 600w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/vaisselle-grecque-700-210x175.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ces coupes, vases et autres ustensiles, d\u00e9peignent des sc\u00e8nes \u00e9rotiques, l\u2019intimit\u00e9 de couples, des banquets\u2026 L\u2019auteur met d\u2019ailleurs en lumi\u00e8re un fait int\u00e9ressant\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>En m\u00eame temps, beaucoup de ces sc\u00e8nes anticipent certains aspects de la notion moderne de pornographie (\u2026) Ils comprennent des \u00e9l\u00e9ments de fantasmes (masculins) et des d\u00e9tails exag\u00e9r\u00e9s (non limit\u00e9s aux femmes ; le p\u00e9nis de l\u2019homme en \u00e9rection est souvent d\u2019une taille fort improbable) ; il y a des sc\u00e8nes de groupe, avec une grande imagination dans la combinaison des positions ; il y a des traces de sadomasochisme (\u2026) et des repr\u00e9sentations explicites de violences et de traitements d\u00e9gradants inflig\u00e9s aux femmes<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Cette pornographie n\u2019\u00e9tait pas restreinte aux bordels et donc cach\u00e9e. On la trouvait dans le quotidien des citoyens Grecs, ses objectifs \u00e9taient l\u2019apprentissage et l\u2019excitation.<\/p>\n<p>Un cas symptomatique est celui d\u2019Ovide, po\u00e8te latin connu pour ses \u00e9crits sulfureux. Auguste, empereur \u00e0 l\u2019\u00e9poque, l\u2019a banni pour avoir voulu \u00e9branler l\u2019institution du mariage avec des peintures mettant en sc\u00e8ne l\u2019adult\u00e8re sous un jour positif. L\u2019action ne manque pas d\u2019ironie, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019on retrouve des repr\u00e9sentations graphiques des textes d\u2019Ovide chez Auguste lui-m\u00eame. Cette censure soul\u00e8ve cependant trois points\u00a0: le fait que les classes sup\u00e9rieures poss\u00e8dent chez elles des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 caract\u00e8re pornographique, l\u2019opposition entre le rapport que l\u2019auteur entretient avec sa production ainsi que la mani\u00e8re dont la \u00ab\u00a0morale moyenne\u00a0\u00bb consid\u00e8re celle-ci et, finalement, la puissance attribu\u00e9e aux repr\u00e9sentations pornographiques.<\/p>\n<p>Au Moyen \u00c2ge, la pens\u00e9e chr\u00e9tienne, largement dominante, prohibe la repr\u00e9sentation du d\u00e9sir et du plaisir sensuel. Cela n\u2019emp\u00eache pas pour autant les images pornographiques de circuler, comme le prouvent certains historiens. Les choses changent avec la Renaissance, bien que certaines barri\u00e8res persistent. La lib\u00e9ration de la nudit\u00e9 durant la Renaissance entra\u00eene des lev\u00e9es de bouclier. Celles-ci se caract\u00e9risent par une \u00ab\u00a0pudeur artistique\u00a0\u00bb. Le Jugement dernier de Michelangelo, l\u2019une des \u0153uvres majeures de la Chapelle Sixtine, illustre parfaitement ce propos. Durant le XVI\u00e8me si\u00e8cle, cette production, ainsi que de nombreuses autres, feront l\u2019objet d\u2019un \u00ab\u00a0reculotage\u00a0\u00bb\u00a0: certaines parties du corps seront masqu\u00e9es par un v\u00eatement, une feuille de vigne, repeintes, couvertes\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_2310\" style=\"width: 566px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/paint-700.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2310\" class=\"size-full wp-image-2310\" src=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/paint-700.jpg\" alt=\"Cr\u00e9dits photo\u00a0: https:\/\/eurocles.com\/\" width=\"556\" height=\"700\" srcset=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/paint-700.jpg 556w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/paint-700-238x300.jpg 238w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/paint-700-210x264.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 556px) 100vw, 556px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2310\" class=\"wp-caption-text\">Cr\u00e9dits photo\u00a0: https:\/\/eurocles.com\/<\/p><\/div>\n<p>La nudit\u00e9 de la fresque, qui n\u2019\u00e9meut plus aujourd\u2019hui, a autrefois choqu\u00e9. Elle a attir\u00e9 les foudres de l\u2019\u00e9crivain Pietro Aretino. Anecdote cocasse faisant \u00e9cho \u00e0 la censure d\u2019Auguste par laquelle Ovide a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9, puisque Aretino aussi avait donn\u00e9 dans le genre pornographique avec <em>Ragionamenti<\/em>, un ensemble de dialogues satiriques \u00e9chang\u00e9s entre une femme m\u00fbre et un jeune vierge. L\u2019historienne Lynn Hunt met en exergue le fait qu\u2019Aretino a r\u00e9uni quelques \u00e9l\u00e9ments constituant la base de la tradition pornographique\u00a0: une repr\u00e9sentation explicite de l\u2019acte, la forme du dialogue entre femmes, la bravade face aux conventions. Ces \u00e9l\u00e9ments sont des red\u00e9couvertes de ceux que l\u2019on trouvait d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019antiquit\u00e9 gr\u00e9co-latine.<\/p>\n<p>Au XVII\u00e9me S, la pornographie s\u2019\u00e9tend via le roman. L\u2019imprimerie et l\u2019alphab\u00e9tisation rendent plus accessible ce m\u00e9dium. La pornographie se heurte toutefois au sceau de l\u2019interdiction, fa\u00e7onnant alors sa production et sa distribution\u00a0: vite produite, mal pens\u00e9e et vendue \u00e0 la sauvette, dans des lieux fr\u00e9quent\u00e9s de la capitale. Lors du XVIII\u00e9me S est marqu\u00e9 par une expansion du march\u00e9 du libre obsc\u00e8ne. En r\u00e9action s\u2019observe une moralisation des classiques, entre autres en Grande-Bretagne, desquels on cherche \u00e0 retirer toute allusion d\u00e9plac\u00e9e. Les ouvrages consid\u00e9r\u00e9s comme dangereux pour la population, en raison de leur caract\u00e8re sexuel, sont soustraits au public.<\/p>\n<p>Suite \u00e0 la s\u00e9cularisation des soci\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes, la pornographie conna\u00eet un d\u00e9veloppement industriel et devient \u00ab\u00a0strictement commerciale\u00a0\u00bb. Elle profite des avanc\u00e9es technologiques telles que la photographie. Elle se retrouve de plus en plus ouvertement dans l\u2019espace public et ce ph\u00e9nom\u00e8ne continue avec le cin\u00e9ma. En France, les syst\u00e8mes de censure ne concernent pas les nus artistiques et scientifiques. Arrive alors avec la d\u00e9fense des repr\u00e9sentations artistiques les questions de libert\u00e9 d\u2019expression. Ces questionnements sont parall\u00e8les au d\u00e9veloppement de processus d\u2019autocensure\u00a0: les artistes se limitent dans leur cr\u00e9ation, de sorte que le gouvernement n\u2019intervient que dans les cas les plus extr\u00eames. Le cin\u00e9ma pornographique est alors condamn\u00e9 \u00e0 la clandestinit\u00e9.<\/p>\n<p>La limite entre d\u00e9cence et obsc\u00e9nit\u00e9 se d\u00e9place sensiblement entre 1950 et 1970, notons aussi en 1953 l\u2019apparition du magazine <em>Playboy<\/em>. L\u2019\u00e9poque est marqu\u00e9e par un tournant dans les m\u0153urs, avec l\u2019ouverture des premi\u00e8res boites de striptease et, en 1975, le premier sexshop. En 1969 a lieu l\u2019ouverture de la premi\u00e8re foire internationale de la pornographie, elle se d\u00e9roule \u00e0 Copenhague.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1974-1975, les films pornographiques se retrouvent de plus en plus sur le petit \u00e9cran fran\u00e7ais. Cet \u00e9v\u00e8nement voit na\u00eetre un d\u00e9but de reconnaissance publique (pr\u00e9sentation d\u2019un film X, Exhibition, au Festival de Cannes de la m\u00eame ann\u00e9e), soulevant par la m\u00eame occasion des contestations.\u00a0 A la fin de l\u2019ann\u00e9e est adopt\u00e9e une loi qui scinde la production cin\u00e9matographique fran\u00e7aise, de sorte que les films pornographiques et ultraviolents se retrouvent confin\u00e9s dans un circuit s\u00e9par\u00e9. Le r\u00e9gime fiscal est aussi moins avantageux pour ces productions, avec des taxes s\u2019appliquant sur 20% des b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n<p>Comme on le sait, la pornographie finira par s\u2019\u00e9tendre et se banaliser, mais sa consommation est essentiellement priv\u00e9e et solitaire. Comme l\u2019\u00e9crit Martin\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9rience pornographique se d\u00e9roule dans un cadre priv\u00e9, voire solitaire, m\u00eame si parall\u00e8lement se sont \u00e9panouies des formes de convivialit\u00e9 autour de l\u2019exhibition de l\u2019intime. L\u2019autre effet de l\u2019essor de ces nouveaux m\u00e9dias a \u00e9t\u00e9 de renforcer l\u2019emprise du visuel sur le champ des signes, o\u00f9 s\u2019est impos\u00e9 un certain code et de l\u2019acte sexuel et de sa repr\u00e9sentation : r\u00e9duction de la sexualit\u00e9 au g\u00e9nital (\u00e9pil\u00e9), fragmentation des corps par l\u2019usage du gros plan, \ufb01gures impos\u00e9es de la fellation et de la sodomie, amalgame du sexe et de la violence\u2026 La question de l\u2019in\ufb02uence de ces codes sur les autres domaines de la repr\u00e9sentation (art contemporain, cin\u00e9ma classique) ,sur l\u2019imaginaire amoureux et sur les comportements a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e avec insistance, ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Nous ne nous immiscerons pas dans ce d\u00e9bat complexe, sinon pour relever l\u2019\u00e9tonnante absence de m\u00e9moire qui caract\u00e9rise certaines prises de position. Comme si, par exemple, le probl\u00e8me de l\u2019incitation par la repr\u00e9sentation datait de l\u2019\u00e8re vid\u00e9onum\u00e9rique \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Yassine Berrada<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces quelques lignes est de renseigner sur certains aspects de la pr\u00e9sence de la pornographie dans les m\u00e9dias, dans l\u2019espace public. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne donne lieu \u00e0 de nombreuses controverses et publications. Les inqui\u00e9tudes sur le sujet concernent g\u00e9n\u00e9ralement des questions de sant\u00e9 publique, d\u2019\u00e9thique et de morale, d\u2019o\u00f9 la vivacit\u00e9 du d\u00e9bat. 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