{"id":2837,"date":"2018-04-26T12:51:22","date_gmt":"2018-04-26T12:51:22","guid":{"rendered":"https:\/\/gsara.tv\/causes\/?p=2837"},"modified":"2021-05-01T10:50:59","modified_gmt":"2021-05-01T09:50:59","slug":"documentaire-rien-ne-donne-jai-voulu-faire-film-ne-presente-ouvriers-victimes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/documentaire-rien-ne-donne-jai-voulu-faire-film-ne-presente-ouvriers-victimes\/","title":{"rendered":"Documentaire &#8211; Rien ne nous est donn\u00e9 &#8211; \u00ab J\u2019ai voulu faire un film qui ne pr\u00e9sente pas les ouvriers comme des victimes \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Rares sont les films belges qui traitent de la gr\u00e8ve ouvri\u00e8re. Encore plus rares sont ceux o\u00f9 les ouvriers prennent la parole et livrent leur v\u00e9cu de l\u2019action collective. Au centre du documentaire <em>Rien ne nous est donn\u00e9<\/em> se trouve la gr\u00e8ve,&nbsp; \u201cseule arme dont nous disposons\u201d comme l\u2019indique Sergio, un ouvrier t\u00e9moignant dans le film. Pas une seule gr\u00e8ve mais cinq gr\u00e8ves, qui se d\u00e9roulent toutes \u00e0 Bruxelles. On y d\u00e9couvrira celle chez Citro\u00ebn en 1969 et la dure r\u00e9pression qui l\u2019a accompagn\u00e9e, la lutte de l\u2019usine de chocolats C\u00f4te d\u2019Or en 1988, la gr\u00e8ve de Volkswagen en 1994, les occupations de Godiva \u00e0 Koekelberg en 2009 et de IAC Fiat, place Meiser \u00e0 Schaarbeek, en 2010. Loin d\u2019un documentaire historique, c\u2019est un v\u00e9ritable outil qui nous est livr\u00e9, comme le met en \u00e9vidence la structure du film.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2842\" src=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/PORTRAIT-WEB-700.jpg\" alt=\"\" width=\"564\" height=\"784\" srcset=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/PORTRAIT-WEB-700.jpg 564w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/PORTRAIT-WEB-700-216x300.jpg 216w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/PORTRAIT-WEB-700-210x292.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px\" \/><\/p>\n<p>Organis\u00e9 en trois parties \u2013 l\u2019organisation des travailleurs, le rapport de force et la r\u00e9action patronale -, ce film nous raconte la dynamique de la gr\u00e8ve et de la prise de conscience des travailleurs. Bien que la gr\u00e8ve constitue le fil rouge, le r\u00e9alisateur Benjamin Durand souligne : \u00ab <em>ces cinq conflits ont tous leurs particularit\u00e9s. Il n\u2019y a pas une gr\u00e8ve, mais des gr\u00e8ves. Chacune avec sa sp\u00e9cificit\u00e9, chacune est unique et on a essay\u00e9 de les penser ensemble<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019origine fran\u00e7aise, Benjamin Durand est arriv\u00e9 \u00e0 Bruxelles il y a \u00e0 peine 4 ans. Il explique avoir d\u00e9couvert \u00ab <em>une ville industrielle, une ville ouvri\u00e8re, et pas seulement la capitale de l\u2019Europe ou une ville de bureaux. \u00c0 Bruxelles, on ne voit pas les ouvriers ou plut\u00f4t on ne veut pas les voir. Alors qu\u2019il n\u2019y pas tr\u00e8s longtemps, Bruxelles \u00e9tait la premi\u00e8re ville industrielle du pays<\/em> \u00bb. Il nous parle avec enthousiasme de son film et de la vision des luttes ouvri\u00e8res qu\u2019il v\u00e9hicule.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9volution : Pourquoi avoir r\u00e9alis\u00e9 ce film, \u00ab Rien ne nous est donn\u00e9 \u00bb ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Durand<\/strong>&nbsp;: En g\u00e9n\u00e9ral, on entend parler des causes de la gr\u00e8ve &#8211; les licenciements, une restructuration, des coupes dans les services publics &#8211; ou de ses cons\u00e9quences. Il n\u2019existe pas beaucoup d\u2019exemples de films qui pr\u00e9sentent la gr\u00e8ve de l\u2019int\u00e9rieur, qui montrent comment elle est pens\u00e9e. Mais c\u2019est aussi un travail de m\u00e9moire populaire, de m\u00e9moire ouvri\u00e8re dans le conflit, et qui ne part pas des conditions de travail. Il s\u2019agit d\u2019un pass\u00e9 qui n\u2019\u00e9tait pas \u00e9crit. Faire un film sur ce sujet, c\u2019est aussi une volont\u00e9 de laisser une trace qui nous permette de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la strat\u00e9gie d\u2019action.<\/p>\n<p><strong>R. : En visionnant le film, on est frapp\u00e9 par le visage des ouvriers qui s\u2019illumine et le sourire qui se dessine lorsqu\u2019ils parlent de la gr\u00e8ve, m\u00eame si elle a eu lieu il y a plus de 40 ans.<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.D<\/strong>&nbsp;: C\u2019est incroyable en effet. C\u2019\u00e9tait le cas de tout le monde. La gr\u00e8ve, qu\u2019elle soit victorieuse ou non, constituait un moment v\u00e9cu en commun. C\u2019est aussi le fil conducteur du film : l\u2019id\u00e9e de l\u2019action collective. Durant une gr\u00e8ve on cr\u00e9e une force. Lisette, cantini\u00e8re chez Godiva,&nbsp; le constate vers la fin du film : la gr\u00e8ve est une force incroyable qui permet de sentir qu\u2019on n\u2019est pas tout seul. C\u2019est le contraire de l\u2019atomisation induite par le travail en usine. Mon papa \u00e9tait ouvrier \u00e0 la cha\u00eene chez Renault toute sa vie. Mais il ne m\u2019a jamais parl\u00e9 de la cha\u00eene ; on n\u2019en parlait pas \u00e0 la maison. Par contre, la gr\u00e8ve, oui. Quand il y avait gr\u00e8ve, on sentait qu\u2019il revivait, qu\u2019il \u00e9tait content. Quand toute ta vie tu es un num\u00e9ro ou que tu n\u2019as que 3 minutes pour aller pisser, la gr\u00e8ve redonne de la dignit\u00e9. A un moment Noureddine raconte dans le film que la gr\u00e8ve a permis aux travailleurs de se rendre compte de leur pouvoir.&nbsp; Ils pouvaient d\u00e9cider si oui ou non ils allaient produire. La gr\u00e8ve change le rapport de force. La peur n\u2019est plus du m\u00eame c\u00f4t\u00e9, elle n\u2019est plus du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ouvrier. S\u2019ils ont le sourire en y repensant, c\u2019est parce qu\u2019ils ont v\u00e9cu une exp\u00e9rience incroyable.<\/p>\n<p><strong>R. : Tu viens d\u2019utiliser le mot \u00ab pouvoir \u00bb. Ce terme est tr\u00e8s juste. Dans une gr\u00e8ve le pouvoir ouvrier augmente dans la mesure o\u00f9 le pouvoir de l\u2019entreprise diminue.<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.D<\/strong>&nbsp;: Si on se rend compte de cela apr\u00e8s avoir vu le film, tant mieux.&nbsp; Il y a une force ouvri\u00e8re qui est latente. On a eu beaucoup de discussions avec les gens sur cette question, m\u00eame si on ne l\u2019aborde pas directement dans le film. Mais pendant la gr\u00e8ve, les travailleurs en prennent conscience. Ils prennent conscience de leur force, de leur pouvoir. Ils se rendent compte qu\u2019ils sont plus nombreux que les patrons. Ce sont les travailleurs qui font tout tourner, ce sont eux qui font fonctionner l\u2019usine. Sans eux, elle n\u2019existe pas.<\/p>\n<p>Ils le disent aussi dans le film : ils ont fait des choses qu\u2019ils n\u2019auraient jamais os\u00e9 faire, comme se mettre en face du patron, le prendre par la cravate, jeter une lettre au directeur pendant que la direction financi\u00e8re des Etats-Unis est pr\u00e9sente dans le bureau\u2026<\/p>\n<p>Les gens ont tellement \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e9cras\u00e9s&#8230; Ils pensent:&nbsp; \u00ab Nous sommes des petits, des petits ouvriers, des petits salari\u00e9s. \u00bb Mais pendant la gr\u00e8ve ce carcan explose. L\u2019ouvrier se dit : \u00ab Je ne suis pas une merde, je ne suis pas un num\u00e9ro. \u00bb Il prend conscience de cela. Tous se rendent compte qu\u2019ils ont fait des choses qu\u2019ils n&rsquo;auraient jamais pens\u00e9 oser faire, ni \u00eatre capables de faire. L\u2019action collective le permet. Tous seuls, ils n\u2019y seraient pas arriv\u00e9s mais le groupe donne une s\u00e9curit\u00e9, une plus forte confiance en soi.<\/p>\n<p><strong>R. : Tu as choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de ne pas pr\u00e9senter la figure de l\u2019ouvrier comme une victime. Le cin\u00e9ma \u00ab social \u00bb belge montre souvent les pauvres, les exploit\u00e9s, les opprim\u00e9s\u2026&nbsp; en dehors des luttes collectives et les pr\u00e9sente essentiellement comme des victimes, des personnes qui doivent \u00eatre aid\u00e9es de l\u2019ext\u00e9rieur.&nbsp; Ce n\u2019est pas le cas avec ton film.<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.D<\/strong>&nbsp;: Ah non. Si un jour je fais cela, j\u2019esp\u00e8re qu\u2019on me le dira pour que j\u2019arr\u00eate tout de suite ce boulot-l\u00e0 ! C\u2019est mon choix de ne pas entrer dans la victimisation et le mis\u00e9rabilisme. Les gens qui font du \u00ab cin\u00e9ma social \u00bb le font au d\u00e9part d\u2019une classe sociale, pour aider les pauvres, avec de la compassion et de la charit\u00e9 chr\u00e9tienne. Non, ce n\u2019est pas du tout ce film-l\u00e0. Ce n\u2019est pas un film o\u00f9 l\u2019on s\u2019apitoie sur son sort, mais un film qui finit par un \u00ab tous ensemble \u00bb ! Une partie du cin\u00e9ma social belge ou fran\u00e7ais doit se remettre un peu en question. M\u00eame dans&nbsp; certains films de Ken Loach, on se dit surtout : \u00ab Que c\u2019est grave que ce que vivent ces gens ! \u00bb, mais pas : \u00ab On va se mettre tous ensemble pour changer les choses \u00bb. J\u2019esp\u00e8re que ce film pourra servir d\u2019outil pour changer les choses ou penser la transformation de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>R. : L\u2019action collective transforme aussi les ouvriers\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>B.D<\/strong>&nbsp;: Oui c\u2019\u00e9tait aussi notre point de d\u00e9part&#8230; Nous ne \u00ab donnons \u00bb pas&nbsp; la parole aux ouvriers, mais nous faisons en sorte que les ouvriers la prennent pour parler de la gr\u00e8ve et de la fa\u00e7on dont elle est v\u00e9cue de l\u2019int\u00e9rieur. Ils n\u2019avaient jamais fait de retour sur leur gr\u00e8ve auparavant. Ce n\u2019est que dans les discussions durant la construction du film qu\u2019ils se rendent compte de cette transformation. Oui, la gr\u00e8ve les a transform\u00e9s. Quand on se met ensemble et qu\u2019on d\u00e9cide de r\u00e9agir, on se transforme. Je ne suis pas s\u00fbr que tous en aient eu conscience. C\u2019est&nbsp; aussi pour cela qu\u2019on a voulu faire ce film, car ce discours est tr\u00e8s peu pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>En France &#8211; mais moins en Belgique-, il y a des films qui ont suivi des luttes ouvri\u00e8res, comme Les Conti ou Comme des Lions, et qui montrent la transformation des gens. On peut penser alors que ce n\u2019est le cas que dans le cadre de ces gr\u00e8ves-l\u00e0. J\u2019ai voulu mettre ensemble, en les confrontant, plusieurs conflits \u00e0 des \u00e9poques diff\u00e9rentes. La transformation est en fin de compte l\u2019essence m\u00eame de l\u2019action collective et du conflit.<\/p>\n<p>Ce film n\u2019est pas \u00ab un bon moment de cin\u00e9ma \u00bb mais un moment de r\u00e9flexion sur les diff\u00e9rents aspects de la gr\u00e8ve. Il s\u2019adresse aussi \u00e0 ceux qui ne savent pas ce qu\u2019est une gr\u00e8ve et qui ne connaissent pas le monde ouvrier. Le film ne montre pas la gr\u00e8ve comme les m\u00e9dias dominants le font : BBQ et bi\u00e8re autour d\u2019un brasero. Non, ici la gr\u00e8ve est plus proche du r\u00e9el. Comme le dit un ouvrier : \u00ab la gr\u00e8ve vous \u00eates dedans 24h sur 24h, et vous tombez \u00e0 genoux au bout de quelques jours. Et puis hop, il faut se relever et se dire : \u00ab Allez, on va encore se battre ! \u00bb \u00bb.<\/p>\n<p><em>Rien ne nous est donn\u00e9<\/em>, sera projet\u00e9 en&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/events\/2110488332517157\/\">avant-premi\u00e8re<\/a>&nbsp; en pr\u00e9sence de l\u2019\u00e9quipe du film et des gr\u00e9vistes , vendredi 4 mai \u00e0 19h au Nova, rue d\u2019Arenberg 3 \u00e0 1000 Bruxelles.<\/p>\n<p><strong>Erik Demeester<\/strong><\/p>\n<p><strong>Entretien publi\u00e9 dans la revue marxiste&nbsp;<em><a href=\"https:\/\/marxiste.be\/index.php\/58-syndicats\/663-documentaire-rien-ne-nous-est-donne-j-ai-voulu-faire-un-film-qui-ne-presente-pas-les-ouvriers-comme-des-victimes\">R\u00e9volution<\/a>&nbsp;<\/em>(22 avril 2018).&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><b>RIEN NE NOUS EST DONN\u00c9<br \/>\n<\/b>Belgique \u2013 2018 \u2013 58\u2019<b><br \/>\n<\/b><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">R\u00c9ALISATION : Benjamin Durand IMAGE : Maxime Kouvaras SON &amp; CR\u00c9ATION SONORE : Maxime Thomas &amp; Jean-No\u00ebl Boiss\u00e9 MONTAGE IMAGE : Roberto Ayllon MONTAGE SON &amp; MIXAGE : Maxime Thomas \u00c9TALLONAGE : Maxime Tellier GRAPHISME : Cl\u00e9ment Hostein RESPONSABLE DE PRODUCTION : Maureen Vanden Berghe RESPONSABLE DE PROJET : Eleonora Sambasile RESPONSABLE TECHNIQUE : Sahbi Kraiem<br \/>\nUNE PRODUCTION GSARA asbl en coproduction avec ZIN TV<b><br \/>\n<\/b><\/span><\/p>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rares sont les films belges qui traitent de la gr\u00e8ve ouvri\u00e8re. 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