{"id":4059,"date":"2021-12-15T17:30:51","date_gmt":"2021-12-15T16:30:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.causestoujours.be\/?p=4059"},"modified":"2021-12-17T14:09:35","modified_gmt":"2021-12-17T13:09:35","slug":"paysage-feral-et-anti-paysage-entretien-avec-matthieu-duperrex","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/paysage-feral-et-anti-paysage-entretien-avec-matthieu-duperrex\/","title":{"rendered":"<strong>Paysage f\u00e9ral et anti-paysage, entretien avec Matthieu Duperrex<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p>Matthieu Duperrex est ma\u00eetre de conf\u00e9rence en sciences humaines \u00e0 l\u2019\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure d\u2019architecture de Marseille. Artiste et th\u00e9oricien directeur artistique du collectif <em>Urbain, trop urbain <\/em>(<a href=\"https:\/\/www.urbain-trop-urbain.fr\/\"><u>www.urbain-trop-urbain.fr<\/u><\/a>), ses travaux proc\u00e8dent d\u2019enqu\u00eates de terrain sur des milieux anthropis\u00e9s et croisent litt\u00e9rature, sciences-humaines et arts visuels. Nous nous entretenons ici avec lui suite \u00e0 sa conf\u00e9rence-performance du 23 octobre 2021 au Cin\u00e9ma Nova, qui s\u2019inspirait de son r\u00e9cit publi\u00e9 chez Wildproject, <em>Voyages en sol incertain, enqu\u00eate dans les deltas du Rh\u00f4ne et du Mississippi<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Causes toujours (CT). <\/strong>\u00c0 l\u2019occasion du cycle \u00ab&nbsp;Filmer le paysage, composer avec les vivant\u00b7es&nbsp;\u00bb, vous avez pr\u00e9sent\u00e9 une performance en immersion vid\u00e9o au sein de territoires du delta du Mississippi, en Louisiane. Pouvez-vous nous expliciter le titre propos\u00e9 pour cette intervention, \u00e0 savoir \u00ab&nbsp;Quelques images du paysage f\u00e9ral&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Matthieu Duperrex (MD).<\/strong> Le devenir f\u00e9ral est pour moi l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments dialectiques du paysage. Il y a \u00e9videmment plusieurs ententes de la f\u00e9ralit\u00e9, litt\u00e9ralement la condition d\u2019animaux domestiques qui \u00ab&nbsp;retournent&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9tat sauvage. La r\u00e9volution du tiers-paysage qu\u2019appelle le paysagiste Gilles Cl\u00e9ment (<em>Manifeste du Tiers Paysage<\/em>, 2004) place par exemple une certaine confiance dans la f\u00e9ralit\u00e9 et le r\u00e9ensauvagement<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup>. Pour le journaliste George Monbiot, la f\u00e9ralit\u00e9 est une expression positive d\u2019\u00e9veil \u00e9cologique qui manifeste le besoin d\u2019une vie plus sauvage. De fa\u00e7on plus cons\u00e9quente, le philosophe Baptiste Morizot propose d\u2019\u00e9lire le processus f\u00e9ral comme terrain possible d\u2019une \u00ab&nbsp;diplomatie&nbsp;\u00bb qui desserrerait la partition naturaliste sauvage\/domestique au profit d\u2019une \u00ab&nbsp;interd\u00e9pendance \u00e9quilibr\u00e9e&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des communaut\u00e9s biotiques<sup><a href=\"#sdfootnote2sym\"><sup>2<\/sup><\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ma part, je me range plut\u00f4t dans le prolongement de l\u2019anthropologue Anna Tsing. Anna Tsing s\u2019est en effet int\u00e9ress\u00e9e aux enchev\u00eatrements entre humains et non-humains propres \u00e0 l\u2019Holoc\u00e8ne, ces \u00e9cologies que l\u2019exploitation industrielle et l\u2019imp\u00e9rialisme \u00e9conomique d\u00e9truisent. Face \u00e0 cette emprise, en \u00e9tudiant un tout petit objet, le champignon matsutake, elle a montr\u00e9 la survivance de patchs qui rendent favorable une vie au-del\u00e0 de l\u2019humain<sup><a href=\"#sdfootnote3sym\"><sup>3<\/sup><\/a><\/sup>. Les \u00ab&nbsp;\u00e9cologies f\u00e9rales&nbsp;\u00bb ne proc\u00e8dent pas d\u2019un r\u00e9ensauvagement <em>a priori<\/em> positif de l\u2019Anthropoc\u00e8ne, ce sont des paysages ruin\u00e9s par des agents pathog\u00e8nes non-humains, qui produisent de l\u2019inhabitable ou de l\u2019invivable pour un fort contingent des esp\u00e8ces li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cologie ant\u00e9rieure. Parmi ces agents pathog\u00e8nes et prolif\u00e9rants, il y a des bact\u00e9ries, des virus, des champignons.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u00e0 mon intention en proposant ces images de Louisiane au public, dans la continuit\u00e9 de mon livre&nbsp;: la traque des fant\u00f4mes et des monstres de l\u2019Anthropoc\u00e8ne ou bien des \u00e9cologies f\u00e9rales passe par des exercices d\u2019admiration et par une sollicitude constante pour l\u2019habitabilit\u00e9 du sol ou encore ce que celui-ci comporte de traces pass\u00e9es d\u2019un enchev\u00eatrement inter-esp\u00e8ces avec lesquelles se raccorder.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CT. <\/strong>Dans votre livre, <em>Voyages en sol incertain<\/em> (2019), vous avez choisi de d\u00e9crire les paysages de delta, un espace entre terre et mer, pourquoi cela avait particuli\u00e8rement son importance&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MD. <\/strong>Les littoraux, comme le cercle arctique, sont aux avant-postes de ce qui nous arrive, ils encaissent un certain nombre de heurts climatiques et chimiques. Les deltas se trouvent ainsi \u00eatre des territoires \u00ab&nbsp;sentinelles&nbsp;\u00bb, annonciateurs de la catastrophe, en m\u00eame temps qu\u2019ils sont d\u00e9j\u00e0 dans la catastrophe. Un paysage peut \u00eatre avant-coureur d\u2019une \u00e9poque, l\u2019espace et le temps sont convoqu\u00e9s de fa\u00e7on troublante pour celui qui parcourt ces paysages. Il \u00e9prouve de la m\u00e9lancolie, de l\u2019inqui\u00e9tude, vis-\u00e0-vis de ces paysages affect\u00e9s par un certain d\u00e9roulement du temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Un delta est un panache mouvant, avec une rem\u00e9andrisation constante qui charrie du limon. C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un sol n\u00e9 par l\u2019agr\u00e9gat de tout ce qui s\u2019\u00e9rode dans le bassin versant, ce ne sont pas seulement les nutriments mais aussi toutes les pollutions. Ces s\u00e9diments ont une fonction nourrici\u00e8re, mais ces limons se d\u00e9robent, \u00e0 partir du moment o\u00f9 tout un ensemble de modifications paysag\u00e8res a eu lieu du fait de l\u2019activit\u00e9 humaine, avec les digues, les barrages, les chenalisations, qui rendent les territoires certes plus habitables (ass\u00e8chements de marais par exemple) mais qui entra\u00eenent un mouvement d\u2019\u00e9rosion et d\u2019affaissement des sols.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aller-retour entre le Rh\u00f4ne et le Mississippi \u2013 tel que je l\u2019ai pratiqu\u00e9 pour les <em>Voyages en sol incertain<\/em> \u2013 me permettait d\u2019instruire cela, avec l\u00e0 aussi des fant\u00f4mes. On y rencontre des r\u00e9sidents, des spectres, des m\u00e9diateurs pour parler de ces paysages, comme des essences v\u00e9g\u00e9tales ou animales qui me sont l\u2019occasion d\u2019embrayer le r\u00e9cit d\u2019un sol qui se d\u00e9robe. Il n\u2019est pas seulement le r\u00e9cit des humains, c\u2019est aussi un r\u00e9cit o\u00f9 il y a plusieurs voix. Non pas qu\u2019on usurpe la voix de l\u2019autre, qu\u2019on soit l\u2019instance de parole des non-humains, mais avec l\u2019id\u00e9e que par le paysage et ses assemblages ils entrent en composition avec les humains. On peut \u00eatre alors le porte-parole de ces compositions qui fa\u00e7onnent le paysage.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces exercices de parall\u00e9lisme \u2013 dont vous voyez qu\u2019ils sont aussi une question d\u2019instance, de savoir qui prend la parole \u2013 nous servent \u00e0 d\u00e9caler le regard, \u00e0 nous d\u00e9porter. Ils sont ce que le paysage produit concr\u00e8tement, en tant que toutes les spatialisations sont porteuses d\u2019histoires. Ces parall\u00e9lismes ne sont pas pour moi un artifice litt\u00e9raire, ce sont des histoires vraies qui arrivent au paysage, et dont les paysages expriment la narration, la r\u00e9solution, l\u2019intrigue\u2026 Tout cela est pr\u00e9sent au c\u0153ur de ce qui arrive au paysage et au sol qui le supporte. Tous les paysages ont plus ou moins de potentiel \u00e0 basculer dans autre chose qu\u2019eux, un potentiel de m\u00e9tamorphose pour ainsi dire. Pour le paysage \u00e0 l\u2019\u00e8re de l\u2019Anthropoc\u00e8ne, cette capacit\u00e9 de bascule, comme dit Anna Tsing, a pour alternative soit la diversit\u00e9 contamin\u00e9e (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019hybridation symbiotique), soit la destruction et l\u2019appauvrissement total, par l\u2019\u00e9mergence de f\u00e9ralit\u00e9s dangereuses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CT. <\/strong>Dans votre performance, il a \u00e9t\u00e9 question des industries du p\u00e9trole et des pipelines qui lac\u00e8rent le sol de Louisiane et creusent des chenaux dans les marais, fragilisant le delta. Vous faites souvent \u00e9cho dans votre travail \u00e0 ce qui est sous nos pieds ou \u00e0 ce que l\u2019on ne per\u00e7oit pas. Que pouvez-vous nous dire \u00e0 ce sujet ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MD. <\/strong>Nos paysages sont en effet aussi d\u00e9positaires de tout un ensemble de forces invisibles, des forces qui appartiennent \u00e0 des cycles biog\u00e9ochimiques, la fa\u00e7on dont circulent des nutriments dans un sol, dont les arbres communiquent, tout \u00e7a rel\u00e8ve d\u2019un ensemble de fonctions qui appartiennent au sol et que l\u2019on imaginait tout juste il y a \u00e0 peine un si\u00e8cle. Aujourd\u2019hui, on va sur ce sujet d\u2019\u00e9tonnement en \u00e9tonnement, on sait que les pierres sont vivantes, que la lithosph\u00e8re abrite une vie microbienne d\u2019une extraordinaire diversit\u00e9, et qu\u2019il y aurait m\u00eame plus de formes de vie dans le sous-sol qu\u2019il n\u2019y en aurait dans les mers, c\u2019est inou\u00ef&nbsp;! On avait l\u2019habitude de penser que lorsqu\u2019on atteignait la roche m\u00e8re, il n\u2019y avait plus rien, mais ce n\u2019est pas vrai.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a donc ces agentivit\u00e9s-l\u00e0, et puis il y aussi tout ce que l\u2019habitat humain, tout ce que la transformation des territoires a produit. Parmi ces transformations de nos territoires, un certain nombre rel\u00e8vent selon moi d\u2019un processus d\u2019invisibilisation. C\u2019est-\u00e0-dire que l\u2019Anthropoc\u00e8ne, cette modernit\u00e9 occidentale et lib\u00e9rale dans laquelle nous habitons, qui nous fait vivre dans sa technosph\u00e8re, g\u00e9n\u00e8re des processus d\u2019invisibilisation, des \u00ab&nbsp;anti-paysages&nbsp;\u00bb. Le g\u00e9ographe David Nye utilise cette expression pour d\u00e9signer des espaces qui au lieu de servir d\u2019infrastructure et d\u2019arri\u00e8re-plan \u00e0 notre existence collective (la d\u00e9finition du paysage chez John B. Jackson) sont des espaces rendus inhabitables ou nuisibles au d\u00e9veloppement de la vie. L\u2019art et la litt\u00e9rature peuvent remat\u00e9rialiser ce qui rel\u00e8ve de l\u2019anti-paysage, au sens du miroir que l\u2019on prom\u00e8ne le long du chemin selon Stendhal, ou du miroir que l\u2019on traverse, comme dans <em>Alice aux pays des Merveilles<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ma part, je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la question p\u00e9trochimique, parce que le p\u00e9trole est devenu la ressource fossile la plus m\u00e9tamorphique, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 la plus grande acc\u00e9l\u00e9ration possible qu\u2019a connu l\u2019occupation humaine de la terre. Or, cette forme-p\u00e9trole a engag\u00e9 un certain nombre de processus d\u2019invisibilisation au fur et \u00e0 mesure de son exploitation. Les paysages de l\u2019\u00e9nergie sont pour beaucoup des anti-paysages, avec un ensemble de processus invisibilis\u00e9s. Si on les voyait, on se dirait \u00ab&nbsp;mais qu\u2019est-ce qu\u2019on a fait&nbsp;? Pourquoi a-t-on produit un tel d\u00e9lire infrastructurel&nbsp;?&nbsp;\u00bb Ces spatialisations n\u2019ont \u00e9t\u00e9 a aucun moment politis\u00e9es ou d\u00e9battues. Elles n\u2019ont fait l\u2019objet d\u2019aucune discussion quant \u00e0 l\u2019habitabilit\u00e9 des territoires qui seraient affect\u00e9s. Parfois, bien s\u00fbr, on discute de l\u2019implantation d\u2019une usine, d\u2019une raffinerie, mais pour l\u2019essentiel du maillage de ces infrastructures du p\u00e9trole, tout cela arrive sans discussion, presque en silence.<\/p>\n\n\n\n<p>Investiguer sur les paysages, c\u2019est donc pour moi d\u00e9busquer ces parall\u00e9lismes noirs, ces anti-paysages. Ils fa\u00e7onnent sans que nous le sachions notre exp\u00e9rience sensible. Compar\u00e9 au 18e si\u00e8cle, nous respirons un air qui est 40&nbsp;% plus charg\u00e9 en CO2&nbsp;; nous avons dans nos muscles de l\u2019azote qui provient pour moiti\u00e9 des fertilisants chimiques des sols r\u00e9pandus \u00e0 partir de 1910. Nos corps rel\u00e8vent d\u00e9j\u00e0 d\u2019une \u00ab&nbsp;p\u00e9troculture&nbsp;\u00bb. Cette appr\u00e9hension-l\u00e0, cette r\u00e9v\u00e9lation, est complexe \u00e0 faire survenir. Et c\u2019est encore une question de paysage que d\u2019arriver \u00e0 savoir o\u00f9 \u00e7a passe, o\u00f9 sont les pipelines, quel est le circuit de la logistique, quels sont les lieux de stockages. Nos ports commerciaux sont aujourd\u2019hui ceintur\u00e9s par des barri\u00e8res et des barbel\u00e9s, ces circuits de la logistique sont invisibilis\u00e9s. 90&nbsp;% des marchandises circulent par container, et ces containers invisibilisent \u00e9galement la cha\u00eene de production manufacturi\u00e8re (car ce ne sont pas des marchandises qui circulent surtout mais des objets semi-finis et des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es). Les porte-containers aujourd\u2019hui seraient le sixi\u00e8me pays pollueur de la plan\u00e8te. Donc tout cela produit du paysage, des interfaces logistiques, ce que nous pouvons aussi appeler la technosph\u00e8re dans laquelle nous vivons.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Image d\u2019illustration (c) Photo issue de la conf\u00e9rence de Matthieu Duperrex<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a> Cf. Julien Delord, \u00ab&nbsp;Pour une esth\u00e9tique \u00e9cologique du paysage&nbsp;\u00bb, <em>Nouvelle revue d\u2019esth\u00e9tique<\/em>, vol. 17, n\u00b01, 2016, p. 55.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote2anc\">2<\/a> Cf. Baptiste Morizot, \u00ab&nbsp;Le devenir du sauvage \u00e0 l\u2019Anthropoc\u00e8ne&nbsp;\u00bb, <em>in<\/em> R\u00e9mi Beau et Catherine Larr\u00e8re (\u00e9d.), <em>Penser l\u2019Anthropoc\u00e8ne<\/em>, Les Presses SciencesPo, coll. \u00ab&nbsp;D\u00e9veloppement durable&nbsp;\u00bb, Paris:, 2018, p. 249\u2011264.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote3anc\">3<\/a> Cf. Anna Lowenhaupt Tsing, <em>Le champignon de la fin du monde. Sur la possibilit\u00e9 de vivre dans les ruines du capitalisme<\/em>, traduit par Philippe Pignarre, La D\u00e9couverte, coll. \u00ab&nbsp;Les Emp\u00eacheurs de penser en rond&nbsp;\u00bb, Paris, 2017.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Matthieu Duperrex est ma\u00eetre de conf\u00e9rence en sciences humaines \u00e0 l\u2019\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure d\u2019architecture de Marseille. 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