{"id":4142,"date":"2022-03-28T01:00:00","date_gmt":"2022-03-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.causestoujours.be\/?p=4142"},"modified":"2022-03-23T13:06:14","modified_gmt":"2022-03-23T12:06:14","slug":"reprendre-sa-vie-numerique-en-main-avec-nubo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/reprendre-sa-vie-numerique-en-main-avec-nubo\/","title":{"rendered":"Reprendre sa vie num\u00e9rique en main, avec Nubo"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>T\u00e9l\u00e9travail, commerce en ligne, e-banking, r\u00e9seaux sociaux&nbsp;: on le sait, aujourd\u2019hui, de larges pans de notre vie se d\u00e9roulent sur internet. La plupart du temps, ces services en ligne sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab&nbsp;pratiques&nbsp;\u00bb et bien souvent, ils rendent notre vie plus facile et confortable. Pourtant, la question de la place grandissante de la sph\u00e8re num\u00e9rique dans nos vies et les mod\u00e8les (\u00e9conomiques, psychosociaux) qui la sous-tendent semble insister elle aussi. Que ce soit la <a href=\"https:\/\/medor.coop\/hypersurveillance-belgique-surveillance-privacy\/famille-gsm-smartphone-parents-ados\/\">r\u00e9cente enqu\u00eate de M\u00e9dor<\/a> sur l\u2019envergure de la surveillance ou les nombreux ouvrages d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la \u00ab&nbsp;d\u00e9connection&nbsp;\u00bb, il est clair que l\u2019impens\u00e9 num\u00e9rique est en train de bouillonner \u00e0 la surface de nos consciences : mais quel est donc ce territoire et comment faire &#8211; pour employer une expression Latourienne &#8211; pour y atterrir sur nos propres termes ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Pour un num\u00e9rique local et humain<\/h1>\n\n\n\n<p>Il y a trois ans environ, <a href=\"https:\/\/www.coe.int\/fr\/web\/portal\/28-january-data-protection-day\">le jour de la protection des donn\u00e9es<\/a>, une petite coop\u00e9rative belge faisait acte de naissance chez la notaire&nbsp;: il s\u2019agit de <a href=\"https:\/\/nubo.coop\/fr\/\">Nubo<\/a>, une coop\u00e9rative dont la finalit\u00e9 sociale est de favoriser la confiance et l\u2019\u00e9mancipation num\u00e9rique en fournissant des services libres et \u00e9thiques au grand public. Face au monopole des GAFAM et des d\u00e9rives associ\u00e9es \u00e0 leur place grandissante dans la soci\u00e9t\u00e9, des acteurs du num\u00e9rique libre et ind\u00e9pendant se sont associ\u00e9s pour combler un manque dans l\u2019offre num\u00e9rique aux particuliers. Il s\u2019agit tout simplement de fournir du mail et du cloud, autrement dit, des services num\u00e9riques utilis\u00e9s au quotidien, dans le respect de la vie priv\u00e9e, sans publicit\u00e9, sans pistage, bref, sans exploiter les donn\u00e9es des utilisateurs-trices. Tout cela pour le prix d\u2019un caf\u00e9&nbsp;: les premiers abonnements sont \u00e0 pr\u00e9sent disponibles \u00e0 partir de 2,5\u20ac par mois. Loin des soit-disantes r\u00e9volutions des start-up de Silicon Valley, cette coop\u00e9rative belge entend renouer avec une formule (certes modeste, ou devrions-nous dire \u00ab&nbsp;honn\u00eate&nbsp;\u00bb) qui a fait ses preuves&nbsp;: moyenner un service contre r\u00e9mun\u00e9ration, le tout dans une coop\u00e9rative locale dont la structure assure une transparence et une gestion d\u00e9mocratique. C\u2019est pourtant un tr\u00e8s grand pas de c\u00f4t\u00e9 par rapport au mod\u00e8le dominant du service gratuit. Ces services, que la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 d\u2019entre nous utilisent, centralisent de gigantesques quantit\u00e9s de donn\u00e9es personnelles dont elles peuvent tirer profit. Des publicit\u00e9s cibl\u00e9es \u00e0 la revente aux courtiers de donn\u00e9es, les produits au c\u0153ur de leur business ne sont pas les services qu\u2019elles fournissent, mais les donn\u00e9es qu\u2019elles collectent. Ces tractations se d\u00e9roulent par ailleurs en coulisses, sans que l\u2019utilisateur-trice n\u2019en ait vraiment conscience et bien souvent sans son consentement explicite. Elles se font en dehors de tout contr\u00f4le public, sans pr\u00e9occupations de leurs effets sur la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Tout est connect\u00e9<\/h1>\n\n\n\n<p>Notre consommation num\u00e9rique est longtemps rest\u00e9e opaque, voire occulte. Il y a quelque chose de l\u2019ordre de l\u2019envo\u00fbtement dans la mani\u00e8re dont il a r\u00e9ussi \u00e0 s\u00e9duire le monde entier par la promesse de produits et services gratuits, stylis\u00e9es et personnalisables. La d\u00e9mat\u00e9rialisation promise \u00e9tait dans l\u2019air du temps&nbsp;; il fallait se d\u00e9sencombrer du poids de la modernit\u00e9 et du progr\u00e8s, et le num\u00e9rique offrait soudain une voie lisse et rationnelle. Il permettait d\u2019\u00e9conomiser du papier, de d\u00e9mocratiser la production de sens et proposait un lifestyle cool emancip\u00e9 du corporatisme poussi\u00e9reux du 20\u00e8me si\u00e8cle. Avec lui, on allait enfin glisser dans un nouveau mill\u00e9naire. Quinze ann\u00e9es plus tard : l\u2019essor du commerce en ligne engendre une <a href=\"https:\/\/www.rtbf.be\/article\/delai-de-livraison-insoutenable-et-hausse-de-prix-faramineux-pourquoi-le-carton-est-il-en-penurie-10883683\">p\u00e9nurie de papier<\/a> et la prise d\u2019assaut constante de nos sens par des flux informatiques nous pr\u00e9cipite, collectivement, plus que jamais au bord du burn-out. D\u2019o\u00f9 cette soudaine remise en question&nbsp;: qu\u2019avons-nous confi\u00e9 si aveugl\u00e9ment au num\u00e9rique pendant tout ce temps&nbsp;? Et si le num\u00e9rique soudain manifeste ses limites (et surtout les n\u00f4tres!) qu\u2019est-ce que c\u2019est au juste&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Eh bien, il va sans dire que la d\u00e9mat\u00e9rialisation d\u2019internet n\u2019\u00e9tait qu\u2019apparente. Le num\u00e9rique, c\u2019est un territoire bien r\u00e9el&nbsp;! Internet, c\u2019est tout d\u2019abord une infrastructure mat\u00e9rielle, avec des c\u00e2bles, de la fibre optique, des datacenters, des serveurs. C\u2019est toute cette infrastructure qui permet \u00e0 nos donn\u00e9es de circuler. Nos donn\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire toutes les informations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par nos activit\u00e9s en ligne, que ce soit le cadeau d\u2019anniversaire command\u00e9 en ligne pour notre petite s\u0153ur ou le blockbuster qu\u2019on a regard\u00e9 dans un petit moment d\u2019indulgence sur Netflix, mais aussi nos factures de t\u00e9l\u00e9phone, nos r\u00e9unions entre coll\u00e8gues, bref, toutes les op\u00e9rations du quotidien qu\u2019on a peu \u00e0 peu confi\u00e9es \u00e0 ce monde \u00ab&nbsp;virtuel&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Si au d\u00e9part on a pu se r\u00e9jouir des connections in\u00e9dites avec d\u2019autres sur des sub-reddits de niche, du pouvoir de l\u2019information d\u00e9centralis\u00e9e au sein de r\u00e9volutions (bien r\u00e9elles cette fois-ci) ou encore, de l\u2019acc\u00e8s soudain \u00e0 la production de sens pour des minorit\u00e9s jusqu\u2019ici \u00e9cart\u00e9es des circuits m\u00e9diatiques, Internet, c\u2019est aussi devenu petit \u00e0 petit un mod\u00e8le \u00e9conomique bien particulier (ou plut\u00f4t, la combinaison de deux mod\u00e8les compl\u00e9mentaires)&nbsp;: le capitalisme de surveillance et l\u2019\u00e9conomie de l\u2019attention. Le premier repose sur l\u2019analyse massive et constante de nos comportements en ligne pour g\u00e9n\u00e9rer du profit&nbsp;; le second vise \u00e0 maintenir des architectures de l\u2019information telles que dans la surabondance produite par la nature expansive du num\u00e9rique, notre attention (ou notre \u00ab&nbsp;temps de cerveau disponible&nbsp;\u00bb) soit constamment captur\u00e9e et mise \u00e0 profit. Vous vous sentez un peu fatigu\u00e9-e&nbsp;? Vous avez du mal \u00e0 vous concentrer, \u00e0 lire m\u00eame quelques page d\u2019un bouquin alors que vous \u00eates passionn\u00e9-e de litt\u00e9rature&nbsp;? Il vous arrive de saisir votre t\u00e9l\u00e9phone pour fixer l\u2019\u00e9cran de d\u00e9marrage, sans savoir pourquoi&nbsp;? C\u2019est normal&nbsp;: tout a \u00e9t\u00e9 fait pour que les outils qu\u2019on utilise et les plateformes qu\u2019on visite absorbent notre attention en permanence.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2020, le chiffre d\u2019affaires de Google \u00e9tait de <a href=\"https:\/\/fr.statista.com\/statistiques\/565392\/chiffre-d-affaires-annuel-de-google\/\">182,53 milliards de dollars<\/a>. Un chiffre qui a doubl\u00e9 en seulement quatre ans, un chiffre d\u2019une rare exponentialit\u00e9. Comment est-ce possible alors que les services de Google sont \u00ab&nbsp;gratuits&nbsp;\u00bb&nbsp;? Quelque chose de gratuit, au fond, c\u2019est quelque chose qu\u2019on prend pour acquis. Paradoxalement, les choses gratuites sont aussi celles \u00ab&nbsp;qui n\u2019ont pas de prix&nbsp;\u00bb, pour citer un slogan corporate pas si poussi\u00e9reux que \u00e7a. En l\u2019occurrence, il ne s\u2019agit pas moins de notre attention et de notre libre arbitre.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme les industries (agro-alimentaires, p\u00e9troli\u00e8res, automobiles) ont pris pour acquis les ressources naturelles de la plan\u00e8te comme \u00e9tant toujours \u00ab&nbsp;donn\u00e9es&nbsp;\u00bb, le num\u00e9rique d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019est empar\u00e9 de nous pour g\u00e9n\u00e9rer des \u00ab&nbsp;donn\u00e9es&nbsp;\u00bb et des profits. Tout est connect\u00e9&nbsp;: si l\u2019on commence \u00e0 int\u00e9grer que l\u2019\u00eatre humain fait partie de la nature, il en va de m\u00eame pour le num\u00e9rique. Loin d\u2019en \u00eatre exempts, le big data, c\u2019est nous. Nous sommes devenus la mati\u00e8re premi\u00e8re dont les richesses sont min\u00e9es au profit des plus grosses entreprises de la plan\u00e8te. Sauf que dans leur mod\u00e8le, nous n\u2019en contr\u00f4lons ni l\u2019usage ni n\u2019en r\u00e9coltons les b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Atterrir dans un num\u00e9rique de confiance<\/h1>\n\n\n\n<p>R\u00e9p\u00e9tons-le&nbsp;: un autre mod\u00e8le est possible. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une utopie, mais d\u2019une proposition concr\u00e8te et accessible. Nous sommes nombreux-euses \u00e0 nous \u00eatre d\u00e9solidaris\u00e9-e-s de pratiques destructives en privil\u00e9giant des sources d\u2019informations ind\u00e9pendantes, une mobilit\u00e9 douce ou une alimentation respectueuse de la terre et des producteurs-trices. La proposition de Nubo va dans le m\u00eame sens. Il s\u2019agit bel et bien de prendre soin d\u2019un espace de notre vie dont nous ne saurions plus nous passer, en lui donnant l\u2019attention qu\u2019il m\u00e9rite plut\u00f4t que de le laisser s\u2019emparer de nous. Est-ce que \u00e7a veut dire qu\u2019un produit comme Nubo c\u2019est un peu le bio du net&nbsp;? Disons qu\u2019il est m\u00eame un petit peu plus que \u00e7a. Nubo, c\u2019est plut\u00f4t un petit producteur dont les produits sont un peu difformes mais d\u2019autant plus savoureux&nbsp;; c\u2019est la possibilit\u00e9 de venir sur le terrain cueillir ses propres tomates, de rencontrer les personnes qui les ont fait pousser, de humer la terre. C\u2019est la satisfaction de soutenir un r\u00e9seau de producteurs motiv\u00e9s par le respect de la nature et de l\u2019avenir<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\" id=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup>. Alors comment est-ce que \u00e7a se traduit dans la sph\u00e8re num\u00e9rique&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, il y a le choix de la structure coop\u00e9rative, encore tr\u00e8s peu usit\u00e9e dans la sph\u00e8re digitale. Et puisqu\u2019il s\u2019agit de nous et de nos donn\u00e9es, c\u2019est une coop\u00e9rative d\u2019utilisateurs-trices. Ces dernier-e-s peuvent donc \u00eatre co-propri\u00e9taires de l\u2019entreprise et d\u00e9cider de son \u00e9volution en participant \u00e0 la vie coop\u00e9rative et en votant \u00e0 l\u2019AG. Ainsi, les membres ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9-e-s \u00e0 r\u00e9\u00e9crire les conditions g\u00e9n\u00e9rales d\u2019utilisation des services, ce texte souvent l\u00e9galiste et illisible qui r\u00e9git nos interactions avec des services en ligne, afin de s\u2019en r\u00e9approprier la mati\u00e8re et en d\u00e9cider les termes collectivement.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce type de d\u00e9marche s\u2019inscrit dans la volont\u00e9 d\u2019agir \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale, surtout pour des services longtemps d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9s et globalis\u00e9s. Lorsqu\u2019on prend un abonnement chez Nubo, nos donn\u00e9es sont enregistr\u00e9es sur un serveur reconditionn\u00e9 \u00e0 Zaventem pour ne plus en bouger (jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on en d\u00e9cide autrement)&nbsp;! \u00c0 l\u2019inverse, chez Microsoft ou Google, ces donn\u00e9es sont revendues autour du monde pour influencer nos comportements \u00e9conomiques mais aussi nos choix politiques et nos habitudes sociales. Leurs datacenters immenses constamment aliment\u00e9s en \u00e9nergie pour un maximum de redondance (afin d\u2019assurer un service absolument infaillible) ont un impact incommensurable sur la plan\u00e8te<sup><a href=\"#sdfootnote2sym\" id=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a><\/sup>. Chez Nubo, il y a donc une volont\u00e9 d\u2019ofrrir un m\u00eame type de service dans un circuit beaucoup plus court et d\u00e9centralis\u00e9. Nubo s\u2019adresse \u00e0 tous les particuliers en Belgique, mais on pourrait tr\u00e8s bien imaginer ce m\u00eame service \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une ville, d\u2019un quartier ou m\u00eame d\u2019un immeuble (certain-e-s se rappelleront de cette \u00e9poque, pas si lointaine, o\u00f9 les universit\u00e9s et les institutions publiques maintenaient leurs propres serveurs).<\/p>\n\n\n\n<p>Les services de Nubo reposent sur des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Logiciel_libre#\/media\/Fichier:Carte_conceptuelle_du_logiciel_libre.svg\">logiciels libres<\/a>, des formats ouverts et des protocoles standards. La coop\u00e9rative encourage leur utilisation et d\u00e9fend leurs avantages par rapport aux objectifs d\u2019ind\u00e9pendance, d\u2019\u00e9mancipation num\u00e9rique et de solidarit\u00e9. \u00c0 l\u2019image de la structure coop\u00e9rative, les logiciels libres assurent une transparence technique et une d\u00e9marche collaborative. En documentant les processus techniques, Nubo permet \u00e0 d\u2019autres initiatives similaires de prolif\u00e9rer, notamment dans un format accessible et facile d\u2019utilisation. En effet, si on reproche souvent aux logiciels libres d\u2019\u00eatre peu accessibles aux non-initi\u00e9s, la volont\u00e9 de Nubo a \u00e9t\u00e9 de fournir une formule simple dans une interface intuitive. C\u2019est aussi ce qui est rendu possible par le choix d\u2019une structure coop\u00e9rative \u00e0 finalit\u00e9 sociale, qui repose sur la rentabilit\u00e9 et l\u2019emploi justement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, sans pour autant poursuivre la simple lucrativit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la proposition de Nubo est aussi celle d\u2019un <a href=\"https:\/\/agora.nubo.coop\/\">r\u00e9seau d\u2019entraide<\/a> qui favorise les rencontres autour de ces enjeux et la cr\u00e9ation de communaut\u00e9s soucieuses de s\u2019en emparer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emma Kraak, charg\u00e9e de communication Nubo et militante libriste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse\"><strong>Vers les 2000 abonn\u00e9-e-s !<\/strong>\n\nNubo a lanc\u00e9 ses services au mois de f\u00e9vrier, et le projet compte aujourd\u2019hui 660 coop\u00e9rateurs-trices et 333 abonn\u00e9-e-s. <a href=\"https:\/\/my.nubo.coop\/fr\/home\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">En cr\u00e9ant un compte<\/a>, il est possible de prendre des parts mais surtout de reprendre le contr\u00f4le de sa vie num\u00e9rique en migrant ses donn\u00e9es vers une adresse mail et un cloud \u00e9thiques. Ainsi, en prenant un abonnement, on peut avoir une adresse mail @nubo.coop ou cr\u00e9er son propre nom de domaine personnalis\u00e9. Le cloud, quant \u00e0 lui, permet de stocker les donn\u00e9es qu\u2019on utilise souvent ou qu\u2019on aime partager, comme des photos, des vid\u00e9os, mais aussi des documents pour collaborer \u00e0 distance. Il permet aussi de synchroniser des agendas, des contacts, de faire des sondages, des listes de t\u00e2ches\u2026\n\nLe projet attend les 2000 abonn\u00e9-e-s pour assurer sa viabilit\u00e9 \u00e9conomique et une structure collective durable. Autrement dit : il n\u2019attend plus que vous !<\/pre>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote1anc\" id=\"sdfootnote1sym\">1<\/a>En Belgique, on peut penser au r\u00e9seau des GASAP&nbsp;: https:\/\/gasap.be\/<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote2anc\" id=\"sdfootnote2sym\">2<\/a>Diverses \u00e9tudes, dont <a href=\"https:\/\/theshiftproject.org\/article\/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift\/\">celles du Shift Project<\/a> montrent que les \u00e9missions du secteur num\u00e9rique ont doubl\u00e9, entre 2010 et 2020. Elles sont plus importantes que celles de l\u2019aviation civile, aujourd\u2019hui point\u00e9e du doigt.<a href=\"https:\/\/theconversation.com\/le-numerique-cet-impense-du-pacte-vert-europeen-143575\"> <\/a><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/le-numerique-cet-impense-du-pacte-vert-europeen-143575\">Source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T\u00e9l\u00e9travail, commerce en ligne, e-banking, r\u00e9seaux sociaux&nbsp;: on le sait, aujourd\u2019hui, de larges pans de notre vie se d\u00e9roulent sur internet. 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