{"id":4227,"date":"2022-10-31T12:08:00","date_gmt":"2022-10-31T11:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.causestoujours.be\/?p=4227"},"modified":"2022-10-31T12:08:26","modified_gmt":"2022-10-31T11:08:26","slug":"isabelle-detournay-entre-bien-faire-dormir-le-public-et-respecter-les-gens-que-je-filme-mon-choix-est-fait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/isabelle-detournay-entre-bien-faire-dormir-le-public-et-respecter-les-gens-que-je-filme-mon-choix-est-fait\/","title":{"rendered":"Isabelle Detournay: \u00ab\u00a0Entre bien faire dormir le public et respecter les gens que je filme, mon choix est fait\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Nous avons rencontr\u00e9 Isabelle Detournay au dernier Festival Coupe Circuit, \u00e0 Bruxelles, au d\u00e9tour de sa participation \u00e0 une table ronde sur la question de l\u2019immersion dans le cin\u00e9ma documentaire. Nous en avons profit\u00e9 pour nous entretenir avec elle au sujet de son premier film <em>Pendant que Nicoleta travaille<\/em>, tout juste s\u00e9lectionn\u00e9 au Festival \u00ab&nbsp;Kasseler Dokfest&nbsp;\u00bb .<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bucarest, secteur 1, gare du Nord. Ilinca, Melinda, Nicoleta et Nella se battent chaque jour pour survivre. Une amiti\u00e9 se noue peu \u00e0 peu entre elles et la r\u00e9alisatrice, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence incessante de l\u2019argent, la bri\u00e8vet\u00e9 de ses s\u00e9jours en Roumanie, malgr\u00e9 la barri\u00e8re de la langue, malgr\u00e9 la drogue et les blessures.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>CT&nbsp;: Quel est le point de d\u00e9part de votre film&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>ID&nbsp;: Je rencontre d\u2019abord Nicoleta au Subway. Il y a moi, la baie vitr\u00e9e et la rue. Je reste l\u00e0 un certain temps. Elle vient d\u00e9barrasser la table et je la remercie, en utilisant le seul mot roumain que je connais. Ensuite, je rencontrerai une \u00e0 une les trois femmes qui vont devenir les trois protagonistes du film. Je les suis au quotidien, celui qu\u2019elles veulent bien me donner.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi un film sur le m\u00e9ta, sur la communication. Je n\u2019ai pas \u00e9tudi\u00e9 le sujet, ni la langue roumaine. Cette na\u00efvet\u00e9 est devenu un outil, une base de travail. J\u2019ai une formation d\u2019assistante sociale, et puis de photographe. Et on m\u2019a toujours dit \u00ab&nbsp;ah c\u2019est pour \u00e7a&nbsp;\u00bb. Comme s\u2019il fallait se justifier pour approcher ce monde-l\u00e0. On me dit que j\u2019ai la m\u00e9thodologie pour le faire. Or il ne s\u2019agit pas de cela. Au-del\u00e0 de toutes consid\u00e9rations, pour moi, il n\u2019y a rien de pire que de ne pas en parler. C\u2019est pour \u00e7a aussi que j\u2019ai choisi ce titre, pour dire qu\u2019on ne va pas appeler \u00e7a \u00ab&nbsp;les vies mis\u00e9rables autour de la Gare du Nord&nbsp;\u00bb. Nicoleta, c\u2019est moi, Nicoleta c\u2019est nous. C\u2019est aussi l\u2019id\u00e9e de concomitance, au-del\u00e0 du ici, maintenant. Ce qui m\u2019int\u00e9resse, c\u2019est aussi ce qui se passe ailleurs, pendant que nous sommes ici. Colum McCann, dont j\u2019aime beaucoup le travail le dit aussi dans son titre \u00abEt que le vaste monde poursuive sa course folle&nbsp;\u00bb. \u00c0 mon \u00e9chelle, c\u2019est ce que j\u2019ai voulu faire&nbsp;:&nbsp; voir ce qui se passe \u00e0 un endroit pr\u00e9cis, une id\u00e9e d\u2019un constat, simplement. Il faut pouvoir parler de \u00ab&nbsp;ce&nbsp;\u00bb monde.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>CT&nbsp;: Le film ouvre sur une s\u00e9rie de photos avant de passer proprement au film. Ce qui repr\u00e9sente aussi votre parcours.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>ID&nbsp;: Un moment, dans ce contexte particulier de la rue, je me suis dit que la photo ne suffisait plus. Que cela ne pouvait plus faire avancer les choses. Les gens allaient passer devant, et puis quoi&nbsp;? Je me suis donc dit qu\u2019il fallait que je filme. Mais je ne sais pas filmer. Dans son dernier film, Agn\u00e8s Varda dit qu\u2019elle a film\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 elle \u00e9tait avec ce qu\u2019elle avait. Et puis finalement, par exemple, ces images sur les luttes des Black Panters en Californie elle est la seule \u00e0 en avoir r\u00e9alis\u00e9es, et c\u2019est un r\u00e9el document \u00e0 pr\u00e9sent. Alors je me suis dit qu\u2019il \u00e9tait temps d\u2019arr\u00eater de me cacher derri\u00e8re le fait que je ne savais pas filmer. La question de la l\u00e9gitimit\u00e9 ou de la non-l\u00e9gitimit\u00e9, c\u2019est aussi une posture, un pr\u00e9texte. Dire je peux pas, j\u2019ai piscine, c\u2019est tr\u00e8s commode.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan formel, ce qui m\u2019int\u00e9resse, c\u2019est de prendre la photo o\u00f9 tout le monde, en la voyant, se dit qu\u2019il aurait pu la faire. D\u2019\u00eatre donc \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de l\u2019id\u00e9e de prouesse. C\u2019est ce que j\u2019ai cherch\u00e9 ici aussi. Pour prendre une photo, je dois m\u2019oublier, \u00e9vacuer tout savoir. Quand c\u2019est quelqu\u2019un de tr\u00e8s diff\u00e9rent, c\u2019est encore plus int\u00e9ressant. Nicoleta, \u00e7a pourrait \u00eatre moi. C\u2019est un autre destin. Ce sont des femmes aussi. Je me suis sentie hyper privil\u00e9gi\u00e9e d\u2019\u00eatre avec des femmes dans ce contexte difficile de la rue.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Pendant que Nicoleta travaille - Trailer\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/679031912?h=6016484629&amp;dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"720\" height=\"405\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><em><strong>CT&nbsp;: Ce vous filmez aussi, c\u2019est la mis\u00e8re. Souvent laiss\u00e9e en contre-champ de nos r\u00e9actions de d\u00e9ni, qui a comme effet son invisibilisation, les choses sont ici invers\u00e9es.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>ID&nbsp;: Il y a un pont pourtant. Nicoleta. Qui, elle, a connu les deux mondes. Mais oui, je filme la pauvret\u00e9, la mis\u00e8re, le quotidien, sans \u00eatre dans le mis\u00e9rabilisme. C\u2019est dur, mais entre choisir de bien faire dormir le public, ou respecter les gens que je filme, mon choix est fait. Quand je dis respecter, c\u2019est \u00e0 mon petit niveau parce qu\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;juste&nbsp;\u00bb, je ne sais pas ce que \u00e7a veut dire. Et puis, ce n\u2019est pas que j\u2019ai envie d\u2019indisposer le spectateur, c\u2019est que moi-m\u00eame, je ne suis pas pas bien \u00e0 ce moment. Les classes sociales, les in\u00e9galit\u00e9s sociales, cela me travaille. C\u2019est bateau de parler de cela. Mais, dans le concret, froidement, sans pathos, la question que je me pose, c\u2019est \u00e0 quoi j\u2019ai acc\u00e8s, ce que j\u2019ai, ce que j\u2019ai re\u00e7u. Ilinca, je ne connais pas sa vie, mais je suis \u00e9pat\u00e9e de la fa\u00e7on dont elle s\u2019en sort. Je fais des photos, je fais ce film, pour comprendre le monde, avec ce que je suis. Ce n\u2019est pas facile, il faut pouvoir tenir sur ses jambes. Voir ce que j\u2019accepte ou non. Ilinca, quand elle a \u00e9t\u00e9 h\u00e9berg\u00e9e un moment, je ne l\u2019ai pas suivie. Si l\u2019une ou l\u2019autre se retirait du cadre, quand bien m\u00eame ce n\u2019\u00e9tait pas leur choix, je les laissais faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan o\u00f9 je filme sa gangr\u00e8ne, c\u2019est elle qui me dit de la filmer. Le plan est dur. La r\u00e9alit\u00e9 est pire. Je ne sais pas comment cela va \u00eatre per\u00e7u mais je voulais montrer cette souffrance. Je ne vais pas changer sa vie. Mais juste faire des images. Pas par loyaut\u00e9 du geste ni pour d\u00e9noncer, parce tout le monde le sait d\u00e9j\u00e0, mais pour partager. C\u2019est pour donner de l\u2019importance aux choses. La dur\u00e9e de la sc\u00e8ne, mon silence, cela me remet \u00e0 une place tr\u00e8s horizontale, dans un rapport humain.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>CT&nbsp;: Dans le film, elles vous parlent en roumain, langue que vous ne comprenez pas. Comment cela se passait pour vous et qu\u2019est-ce que \u00e7a signifiait de vos rapports&nbsp;?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>ID&nbsp;: Au d\u00e9but, je posais des questions. Elles r\u00e9pondaient souvent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 \u00e9videmment. Puis, les questions se sont effac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment o\u00f9 Ilinca me raconte la mort de son amie, je n\u2019ai rien compris de ce qu\u2019elle me disait. Mais j\u2019ai insist\u00e9 pour qu\u2019elle continue en roumain. Je l\u2019ai d\u00e9couvert deux \u00e0 trois mois plus tard, les choses qu\u2019elle dit \u00e0 ce moment sont tr\u00e8s intimes. Peut-\u00eatre que cela lui a \u00e9t\u00e9 possible du fait de la bulle dans laquelle elle \u00e9tait face \u00e0 moi \u00e0 ce moment-l\u00e0. Elle me fait cette longue d\u00e9claration, qui a valeur de lettre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il arrivait qu\u2019elles prenaient le contr\u00f4le, qu\u2019elles me disaient quand et quoi filmer. En immersion, on parle souvent des gens qui nous oublient. Elles, au contraire, savent tr\u00e8s bien que je les filme, que je les prends en photo. Ce n\u2019est pas une question de domination. C\u2019est un accord entre nous. \u00c0 certains moments, elles en jouent. Comme lors de la s\u00e9quence o\u00f9 M\u00e9linda arrive \u00e0 la fin de sa cigarette, la lance et dit \u00ab&nbsp;Go planet&nbsp;\u00bb. Mais peu importe la question du jeu ou non \u00e0 ce moment, je trouvais \u00e7a g\u00e9nial.<\/p>\n\n\n\n<p>Melinda, elle, est arriv\u00e9e quasiment de force dans le film. Elles se sont souvent invit\u00e9s toutes seules. Moi, je n\u2019ai pas fait grand-chose pour cela. Tout ce que je sais \u00e0 ce moment, c\u2019est qu\u2019il faut enregistrer. Il faut que des gens entendent \u00e7a. Pas par po\u00e9sie, mais parce que c\u2019est aussi notre vie en 2022, contemporaine, hyper connect\u00e9e, d\u00e9shumanis\u00e9e. Je ne sais plus qui m\u2019a dit qu\u2019il ne se doutait pas que \u00ab&nbsp;ces&nbsp;\u00bb gens avaient des relations aussi longues que l\u2019on voit dans le film. On croit qu\u2019il n\u2019y a que nous qui avons une vie structur\u00e9e, contrairement \u00e0 eux. Quand je vois le compagnon de Melinda qui s\u2019occupe d\u2019elle, c\u2019est magnifique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>CT&nbsp;:<\/em> <em>Votre voix en off accompagne le film<\/em><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>ID : J\u2019ai une pratique de l\u2019\u00e9criture depuis longtemps. Sans montrer mes textes, ni m\u00eame les relire. Ici, il s\u2019agissait pour moi de consigner. De pouvoir avoir une trace de mon \u00e9tat d\u2019esprit \u00e0 l\u2019instant <em>t<\/em>, avant que la chose ne se transforme. Je ne voulais pas risquer que le temps \u00e9dulcore les choses. Mais rester au plus pr\u00e8s de la nuance que je recherche. \u00c0 ce moment-l\u00e0, je ne savais pas que je l\u2019utiliserais. Ce n\u2019est qu\u2019au moment du montage que cela s\u2019est fait. J\u2019ai ressorti les photos, puis le journal \u00e9crit. Pendant une semaine, on a refait le voyage avec Lucrezia Lippi, la monteuse&nbsp;: le film, les vid\u00e9os, les photos, ce que j\u2019avais \u00e9crit&nbsp;: on a effectu\u00e9 un travail tr\u00e8s m\u00e9thodique. Tout le travail autour du journal a ensuite consist\u00e9 \u00e0 enlever mes \u00e9tats d\u2019\u00e2me, qui n\u2019int\u00e9ressent personne. Ces traces \u00e9crites -traces aussi de ce que je n\u2019avais pas film\u00e9- en plus de ce que j\u2019ai \u00e9crit pendant la p\u00e9riode de montage, sont alors devenues la voix-off du film.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cette derni\u00e8re qui pour moi le l\u00e9gitime d\u2019ailleurs. Je ne suis pas sociologue, je n\u2019ai pas les bases avec les gens de la rue que je filme. J\u2019ai un c\u00f4t\u00e9 Dumbo, maladroit. C\u2019est ce qui m\u2019a permis de tenir sur la dur\u00e9e. Je ne pouvais pas tricher. Ce n\u2019est pas que j\u2019\u00e9tais \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec elles, mais je ne pouvais pas surplomber le sujet.&nbsp; Il fallait que je sois pr\u00e9sente. Dans ce sens, le temps ne passe pas de la m\u00eame fa\u00e7on. Je devais \u00eatre au diapason. C\u2019\u00e9tait presque de l\u2019ordre de la performance physique. Il ne s\u2019agissait pas de dire \u00ab&nbsp;j\u2019ai assez de matos, j\u2019y vais&nbsp;\u00bb. Ce n\u2019\u00e9tait pas moi qui rythmais ce temps. L\u2019\u00e9criture \u00e9tait aussi de cet ordre&nbsp;: j\u2019\u00e9crivais jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement. J\u2019allais au bout de ce que je pouvais donner. L\u2019immersion me fascine. Perdre de vue tout ce que l\u2019on sait. Ne plus avoir pour soi que ce qui appartient au ressenti.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0&nbsp;(re)voir, cette \u00e9mission-d\u00e9bat en pr\u00e9sence d&rsquo;Isabelle Detournay<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"&amp;Eacute;mission D&amp;eacute;bat 3\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/722164592?h=cf99d9a378&amp;dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"720\" height=\"405\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Propos recueillis et mis en forme par Nadid Belaatik<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontre avec Isabelle Detournay, r\u00e9alisatrice de \u00ab\u00a0Pendant que Nicoleta travaille\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4228,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4227","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4227","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4227"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4227\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4247,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4227\/revisions\/4247"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4228"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4227"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4227"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}