{"id":4260,"date":"2022-12-15T09:47:06","date_gmt":"2022-12-15T08:47:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.causestoujours.be\/?p=4260"},"modified":"2022-12-15T09:47:07","modified_gmt":"2022-12-15T08:47:07","slug":"sur-le-fil-dariane-ce-nest-pas-un-film-sur-ariane-bergrichter-plutot-un-film-avec-elle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/sur-le-fil-dariane-ce-nest-pas-un-film-sur-ariane-bergrichter-plutot-un-film-avec-elle\/","title":{"rendered":"Sur le fil d\u2019Ariane, \u00ab\u00a0ce n&rsquo;est pas un film sur Ariane Bergrichter, plut\u00f4t un film avec elle\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>\u00ab&nbsp;Il y a<br>the saints<br>the fools<br>the souls.<br>The fools se d\u00e9brouillent le mieux<br>en s&rsquo;appuyant sur the saints.<br>The souls essayent de se d\u00e9brouiller<br>en passant entre les gouttes.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Ariane Bergrichter<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Sur le fil d&rsquo;Ariane&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 cet \u00e9t\u00e9 dans le cadre de la R\u00e9sidence \u00ab\u00a0point de vue &#8211; point d&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb, mise en place par l&rsquo;Atelier de production du GSARA. Cette R\u00e9sidence est n\u00e9e de la volont\u00e9 de donner l&rsquo;opportunit\u00e9 \u00e0 deux artistes &#8211; l&rsquo;un.e sonore, l&rsquo;autre travaillant la pellicule &#8211; de r\u00e9aliser ensemble un film \u00e0 propos d&rsquo;un sujet donn\u00e9. Cette ann\u00e9e, le th\u00e8me \u00e9tait l&rsquo;art brut.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u00e9lectionn\u00e9es pour cette premi\u00e8re r\u00e9sidence, Adina Ionescu-Muscel et Clara Beaudoux ont r\u00e9alis\u00e9 le film qui capte par l\u2019image et le son la sensibilit\u00e9 de l&rsquo;artiste Ariane Bergrichter. Cette derni\u00e8re, n\u00e9e en 1937 \u00e0 Dresde, arrive en Belgique en 1958 et y reste jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1996. \u00ab&nbsp;Sur le fil d\u2019Ariane&nbsp;\u00bb s\u2019inspire de ses assemblages cr\u00e9\u00e9s pendant les huit derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, une p\u00e9riode marqu\u00e9e par des crises psychotiques mais aussi par un \u00e9lan vital la poussant \u00e0 dessiner sans rel\u00e2che les d\u00e9munis, les exclus, les originaux, les courageux.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir des dessins et des textes d&rsquo;Ariane Bergrichter, le film plonge dans un Bruxelles populaire et color\u00e9, cher \u00e0 cette artiste qui, face \u00e0 une vie psychique complexe, disait retrouver dans la ville son \u00e9nergie de vie. \u00ab&nbsp;Sur le fil d\u2019Ariane&nbsp;\u00bb&nbsp;: c&rsquo;est ce fil d\u2019Ariane mythologique qui, si on est perdu, redonne un sens, une trajectoire \u00e0 nos vies. Mais c&rsquo;est aussi ce fil d\u2019\u00e9quilibriste sur lequel Ariane se trouvait de mani\u00e8re constante&nbsp;: entre le calme et la temp\u00eate, l\u2019ombre et la lumi\u00e8re, le tragique et le comique.<\/p>\n\n\n\n<p>Stefanie Bodien*, a interview\u00e9 pour nous les deux r\u00e9alisatrices du film.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous a pouss\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;appel \u00e0 projets de l&rsquo;Atelier de production du GSARA&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A. I.-M. : Ce qui m&rsquo;a int\u00e9ress\u00e9e dans cet appel \u00e0 projet, c&rsquo;est que le film \u00e0 faire dans le cadre de la r\u00e9sidence allait me permettre d&rsquo;explorer la ville de Bruxelles tout en me basant sur le v\u00e9cu d&rsquo;une troisi\u00e8me personne, c&rsquo;est-\u00e0-dire Ariane Bergrichter. C&rsquo;est Ariane qui m&rsquo;a donn\u00e9 le courage d&rsquo;approcher des gens avec une cam\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p>C.B. : Oui, la ville \u00e9tait le point commun entre elle et nous. Tout comme elle, nous ne sommes pas d&rsquo;ici. Et sa fille nous avait dit que c&rsquo;\u00e9tait dans la ville qu&rsquo;Ariane Bergrichter retrouvait son \u00ab&nbsp;\u00e9nergie de vie&nbsp;\u00bb. J&rsquo;\u00e9tais aussi tr\u00e8s inspir\u00e9e par les dessins d&rsquo;Ariane pr\u00e9sent\u00e9s dans l&rsquo;appel \u00e0 projet. Je les trouvais tr\u00e8s \u00ab&nbsp;sonores&nbsp;\u00bb&nbsp;: en les regardant, on imagine les ambiances, les bruits de trams, les conversations des gens&#8230; Un dernier aspect qui m&rsquo;attirait dans cet appel \u00e0 projet \u00e9tait le fait qu&rsquo;on donnait la m\u00eame importance au son qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;image \u2013 chose rare quant il s&rsquo;agit de r\u00e9aliser un film.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous ne vous connaissiez pas avant ce projet commun. Que pouvez-vous dire de votre collaboration&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A. I.-M. : Notre duo a tr\u00e8s bien fonctionn\u00e9, \u00e0 tous les niveaux&nbsp;: techniquement, humainement&#8230; On \u00e9tait d&rsquo;accord au niveau de ce qu&rsquo;on avait envie de faire. Mais apr\u00e8s, chacune a g\u00e9r\u00e9 sa mati\u00e8re&nbsp;: moi l&rsquo;image 16mm, Clara le son. Ensuite, on a fait le montage image et son ensemble, et le fait que Clara a une oreille si attentive a vraiment contribu\u00e9 \u00e0 la qualit\u00e9 du rythme des images qui d\u00e9filent. Nous nous sommes mises d&rsquo;accord, au tout d\u00e9but, de structurer le film en 5 chapitres&nbsp;: l&rsquo;entr\u00e9e en mati\u00e8re, la ville, la crise, le retour \u00e0 la ville, et le d\u00e9nouement. Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cette structure, il y a aussi beaucoup de choix intuitifs.<\/p>\n\n\n\n<p>C.B. : Nous \u00e9tions chacune autonomes avec nos m\u00e9dias respectifs, mais en m\u00eame temps c&rsquo;\u00e9tait un <em>brainstorming<\/em> commun constant et tr\u00e8s compl\u00e9mentaire. Les id\u00e9es rebondissaient entre nous&nbsp;: parfois c&rsquo;\u00e9taient les images qui guidaient le montage, parfois le son. C&rsquo;\u00e9tait un vrai plaisir de cr\u00e9ation. Gr\u00e2ce \u00e0 ce travail commun, je suis all\u00e9e plus loin dans la recherche du son. Enfin j&rsquo;ai d\u00e9couvert l&rsquo;univers passionnant du film argentique gr\u00e2ce \u00e0 Adina.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4284\" srcset=\"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656-210x118.jpg 210w, https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/DSC02656.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Jeudi 1er d\u00e9cembre, dans une salle comble, a eu lieu la premi\u00e8re du film \u00ab\u00a0SUR LE FIL D&rsquo;ARIANE\u00a0\u00bb d&rsquo;Adina Ionescu-Muscel et Clara Beaudoux au Cin\u00e9ma Nova dans le cadre de la programmation autour de l&rsquo;art brut BE BRUT. <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Est-ce que les contraintes de l&rsquo;appel \u00e0 projets vous ont paru trop difficiles ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A. I.-M. : C&rsquo;est vrai que les contraintes \u00e9taient multiples. Il s&rsquo;agissait de r\u00e9aliser un film \u00e0 caract\u00e8re exp\u00e9rimental, documentaire, de cr\u00e9er une rencontre int\u00e9ressante entre l&rsquo;image et le son. Nous n&rsquo;avions que quelques sessions de travail, reparties sur 4 mois, il fallait donc aller \u00e0 l&rsquo;essentiel assez rapidement. J&rsquo;ai trouv\u00e9 cette contrainte du temps int\u00e9ressante. On ne pouvait pas trop se laisser aller dans le doute et les accidents ont sollicit\u00e9 notre attention en tant que propositions. &nbsp;Par exemple, j\u2019ai reconsid\u00e9r\u00e9 sous un tout nouvel angle&nbsp;les plans film\u00e9s en macro qui perdaient la mise au point : j\u2019ai compris que cette fluctuation de la nettet\u00e9 d\u00e9crivait un changement d\u2019\u00e9tat, et dans le cas d&rsquo;Ariane, cela faisait partie de sa vie. Finalement, on les a gard\u00e9s au montage, puisque \u00e7a faisait partie du fil narratif. La m\u00eame chose pour les plans \u00ab&nbsp;sales&nbsp;\u00bb,&nbsp; film\u00e9s sur pellicule p\u00e9rim\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re artisanale : \u00e7a donnait le sentiment de voir des plans d\u2019archive, donc \u00e7a servait \u00e0 ramener le pass\u00e9 dans l\u2019histoire. La pression du temps a fait que la raison s\u2019est mise en retrait, c\u2019est l\u2019intuition qui a pris le pas pour faire des choix.<\/p>\n\n\n\n<p>C.B. : Nous avons rencontr\u00e9 Manuela, la fille d&rsquo;Ariane, d\u00e8s le d\u00e9but et elle a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reuse en nous montrant beaucoup de choses et en nous parlant longuement de la vie de sa m\u00e8re. Donc on a directement eu un tas d&rsquo;informations dans lesquelles on a pu piocher. Mais ce n&rsquo;est pas un film sur Ariane Bergrichter, plut\u00f4t un film avec elle. Dans une certaine mesure, nous avons le sentiment d&rsquo;avoir fait ce film \u00e0 trois&nbsp;! On a essay\u00e9 d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;Ariane, de marcher dans ses pas, de chercher ce qui lui aurait plu dans la ville aujourd&rsquo;hui. \u00c9videmment tout cela est notre ressenti par rapport \u00e0 son \u0153uvre, c&rsquo;est une proposition. D&rsquo;autant qu&rsquo;avec la contrainte de temps court de la r\u00e9sidence, on ne pouvait pas \u00eatre exhaustives, il a fallu faire des choix rapides en effet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment <\/strong><strong>avez-vous choisi les images&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A. I.-M. : Il y a certains th\u00e8mes qui reviennent dans les dessins d&rsquo;Ariane et que nous voulions faire appara\u00eetre dans notre film&nbsp;: les ouvriers dans la rue, les gens au <em>look <\/em>extraordinaire, les f\u00eates dans la ville, les caf\u00e9s populaires, le march\u00e9 aux puces de la Place du Jeu de Balle&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a, \u00e0 plusieurs moments du film, des allers-retours entre les dessins et ce que nous avons film\u00e9 dans la ville, quelquefois de mani\u00e8re tr\u00e8s explicite&nbsp;: des travailleurs film\u00e9s dans la ville sont montr\u00e9s \u00e0 la fois \u00e0 l&rsquo;<s>\u00e9<\/s>cran et sur un dessin d&rsquo;Ariane, pareil pour des cheveux oranges, une cruche color\u00e9e&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Les couleurs vives sont omnipr\u00e9sentes dans l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Ariane. D&rsquo;ailleurs, nous avions d&rsquo;abord choisi comme titre de film \u00ab&nbsp;Touche pas \u00e0 la couleur&nbsp;!&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et pour le son, comment avez-vous proc\u00e9d\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C.B. : J&rsquo;ai effectu\u00e9 des prises de son d&rsquo;ambiance lorsque, avec Adina, nous sommes all\u00e9es filmer dans la ville. Mais il n&rsquo;y a pas de son synchrone, \u00e0 part une sc\u00e8ne \u00e0 la Clef d&rsquo;Or o\u00f9 deux personnes parlent du march\u00e9 aux puces. Il y aussi des bruitages faits \u00e0 la maison, des nappes et des ambiances sonores cr\u00e9\u00e9es par ordinateur, des extraits de radio ou d&rsquo;archives radio. Concernant la voix il s&rsquo;agit de textes qu&rsquo;Ariane nous a laiss\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire toutes ces petites notes qu&rsquo;on trouve dans ses dessins, par-ci par-l\u00e0, mais aussi dans ses carnets, o\u00f9 elle \u00e9crivait quand elle n&rsquo;allait pas bien.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne le ton de cette voix, nous avons beaucoup t\u00e2tonn\u00e9. Il fallait que cette voix soit comme une voix int\u00e9rieure mais sans trop tenter d&rsquo;incarner Ariane. Il a fallu s&rsquo;y reprendre \u00e0 plusieurs reprises pour trouver la bonne intonation. Avec tout \u00e7a, c&rsquo;\u00e9tait comme un puzzle ou un collage au moment du montage. Nous avons utilis\u00e9 beaucoup de gr\u00e9sillements de radio car, dans ses moments de crise, Ariane se sentait harcel\u00e9e par des \u00ab&nbsp;ondes sonores&nbsp;\u00bb, des voix la mena\u00e7aient dans sa t\u00eate. Nous avons aussi essay\u00e9 par le son de traduire cette impression de densit\u00e9, de fouillis, de foisonnement que produisent ses dessins. M\u00eame si au fond elle aspirait \u00e0 davantage de silence, comme nous a dit Manuela&#8230; elle avait d\u00e9j\u00e0 suffisamment de bruit dans sa t\u00eate&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>On trouve des sc\u00e8nes dans votre film avec des personnes que vous avez rencontr\u00e9es lors du tournage, notamment au march\u00e9 aux puces. Pourquoi avez-vous choisi de donner la parole \u00e0 ces gens dans le contexte de votre film&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A. I.-M. : Dans les caf\u00e9s populaires, les \u00e9changes se font spontan\u00e9ment. Ariane observait les gens dans ces caf\u00e9s et se promenait en ville quand elle allait mieux. Dans ses phases de mal-\u00eatre, elle s&rsquo;enfermait chez elle et subissait les voix qu&rsquo;elle entendait, tout en les notant dans des carnets.<\/p>\n\n\n\n<p>C.B. : Ce \u00ab&nbsp;voyage c\u00f4t\u00e9 peuple&nbsp;\u00bb comme disait Ariane nous a permis de mieux conna\u00eetre son monde. On a trouv\u00e9 des gens qui lui ressemblaient et qui nous disaient ce qu&rsquo;Ariane aurait pu nous dire&nbsp;: que dans ces lieux, on devient tous amis, on se sent moins seuls.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><strong>*Interview r\u00e9alis\u00e9e et mise en forme par Stefanie Bodien, responsable de l\u2019Atelier de Production du Gsara, et initiatrice de la R\u00e9sidence \u00ab&nbsp;point de vue \u2013 point d\u2019\u00e9coute&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Biographies&nbsp;:<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Clara Beaudoux<\/strong>, documentariste et autrice, explore la question de la m\u00e9moire au fil de ses projets. Elle croise les m\u00e9dias pour raconter le monde et exp\u00e9rimenter de nouveaux formats, \u00e0 l&rsquo;image du \u00ab&nbsp;Madeleine project&nbsp;\u00bb lanc\u00e9 en 2015. Elle a \u00e9t\u00e9 journaliste \u00e0 <em>Radio France<\/em> et est install\u00e9e \u00e0 Bruxelles depuis 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.clarabeaudoux.net\/\">www.clarabeaudoux.net<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Adina Ionescu-Muscel<\/strong>, artiste visuelle, place l&rsquo;enqu\u00eate au c\u0153ur de son travail. \u00c0 travers l&rsquo;image et d\u2019autres dispositifs plastiques, elle questionne le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui pour essayer de multiplier les mani\u00e8res d&rsquo;\u00eatre, c&rsquo;est-\u00e0-dire les mani\u00e8res d&rsquo;\u00e9prouver, de sentir, de faire sens et de donner de l&rsquo;importance aux choses.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.imadina.eu\/\">www.imadina.eu<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>SUR LE FIL D\u2019ARIANE<br><\/strong>Un film d&rsquo;Adina Ionescu-Muscel et Clara Beaudoux<br>Belgique, 16mm &gt; vid\u00e9o, 11\u2019 \u2013 2022 Produit par l&rsquo;Atelier de production du GSARA dans le cadre de la R\u00e9sidence \u00ab&nbsp;point de&nbsp; vue \u2013 point d&rsquo;\u00e9coute&nbsp;\u00bb &nbsp; \u00c0 partir des dessins et des textes d&rsquo;Ariane Bergrichter, le film plonge dans un Bruxelles populaire et color\u00e9, cher \u00e0 cette artiste qui, face \u00e0 une vie psychique complexe, disait retrouver dans la ville son \u00e9nergie de vie. &nbsp; <br>Image: Adina Ionescu-Muscel <br>Son: Clara Beaudoux <br>Montage image et son: Adina Ionescu-Muscel et Clara Beaudoux <br>Voix et interpr\u00e9tation&nbsp;: Julie Paraire <br>Mixage son: Jean-No\u00ebl Boiss\u00e9 <br>\u00c9talonnage: Jean Minetto <br>Responsable technique: Diego Certuche <br>Production: Atelier de production du GSARA (Stefanie Bodien, Renaud Bellen) &nbsp; <br>Merci \u00e0 Manuela Servais, Mus\u00e9e Art et Marges, Peliskan, Cin\u00e9ma NOVA. &nbsp; <br>Avec le soutien de la F\u00e9d\u00e9ration Wallonie-Bruxelles.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><em><strong>Pour en savoir plus sur la R\u00e9sidence \u00ab\u00a0point de vue &#8211; point d&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb:<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-gsara wp-block-embed-gsara\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"YwgMjsB0XF\"><a href=\"https:\/\/gsara.be\/2022\/03\/16\/appel-a-projets-residence-dartistes-point-de-vue-point-decoute\/\">Appel \u00e0 projets \u2014 R\u00e9sidence d&rsquo;artistes \u00ab\u00a0Point de vue-Point d&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"\u00ab\u00a0Appel \u00e0 projets \u2014 R\u00e9sidence d&rsquo;artistes \u00ab\u00a0Point de vue-Point d&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb &#8212; GSARA\" src=\"https:\/\/gsara.be\/2022\/03\/16\/appel-a-projets-residence-dartistes-point-de-vue-point-decoute\/embed\/#?secret=XnM6PX8FoH#?secret=YwgMjsB0XF\" data-secret=\"YwgMjsB0XF\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview d\u2019Adina Ionescu-Muscel et Clara Beaudoux, pour leur film SUR LE FIL D\u2019ARIANE, r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre de la R\u00e9sidence \u00ab\u00a0point de vue &#8211; point d&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":4261,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4260","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4260","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4260"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4260\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4294,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4260\/revisions\/4294"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4261"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4260"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4260"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4260"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}