{"id":632,"date":"2014-12-17T17:58:07","date_gmt":"2014-12-17T17:58:07","guid":{"rendered":"https:\/\/gsara.tv\/causes\/?p=632"},"modified":"2016-04-13T18:18:50","modified_gmt":"2016-04-13T18:18:50","slug":"rumeurs-du-lac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.causestoujours.be\/rumeurs-du-lac\/","title":{"rendered":"Rumeurs du lac"},"content":{"rendered":"<p><strong>La journaliste Wendy Bashi donne la parole aux p\u00eacheurs du lac Kivu dans son premier film, <em>Rumeurs du lac<\/em>. Au gr\u00e9 des contes, les gardiens du lieu nous r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;histoire charg\u00e9e de ses eaux. Premiers t\u00e9moins du g\u00e9nocide, ce sont les p\u00eacheurs qui allaient rep\u00eacher les corps des Tutsi. Aujourd&rsquo;hui, le lac constitue une fronti\u00e8re artificielle et une zone de conflit entre deux pays fr\u00e8res. Lo\u00efc Villot et Geoffroy Cernaix du GSARA ont suivi de pr\u00e8s le projet du film \u2013 Entretien.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/IMGP1357-e1418936610168.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-701\" src=\"https:\/\/gsara.tv\/causes\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/IMGP1357-e1418936610168.jpg\" alt=\"IMGP1357\" width=\"700\" height=\"525\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Comment est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e d&rsquo;un film sur le lac Kivu ? Vous \u00eates originaire de la r\u00e9gion. Il s&rsquo;agissait de revenir sur les tensions qui existent entre deux pays frontaliers ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi\u00a0 :<\/strong> Pour mon m\u00e9moire de fin d\u2019\u00e9tudes, j&rsquo;ai voulu \u00e9tudier le lac Kivu en tant que fronti\u00e8re entre deux pays qui sont en guerre constante depuis 1994. Je n\u2019avais pas de sujet pr\u00e9cis et mon p\u00e8re m\u2019a parl\u00e9 d\u2019un petit poisson qu\u2019on appelle le \u00ab\u00a0 kagame\u00a0 \u00bb et qui \u00e9tait en train, soi-disant, de d\u00e9cimer toute la population de sambaza, un poisson qui existe depuis longtemps dans la r\u00e9gion. La premi\u00e8re raison invoqu\u00e9e fut que le Rwanda, notre pays voisin et fr\u00e8re, s\u2019\u00e9tait amus\u00e9 \u00e0 jeter une nouvelle esp\u00e8ce de sardine dans le but d&rsquo;\u00e9radiquer les poissons du c\u00f4t\u00e9 congolais. Cette histoire peut avoir l\u2019air anecdotique mais les habitants de la r\u00e9gion y croient car on est en guerre et \u00e7a ne peut \u00eatre qu&rsquo;eux qui ont eu cette sardine. De fil en aiguille, je me suis rendue compte qu&rsquo;il s&rsquo;agissait plut\u00f4t d&rsquo;une introduction accidentelle. Apparemment, il proviendrait du lac Tanganyika, arriv\u00e9 par le concours de plusieurs circonstances dans le lac Kivu. Il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 ne pas \u00eatre un pr\u00e9dateur pour le sambaza mais plut\u00f4t un comp\u00e9titeur, partageant la m\u00eame niche \u00e9cologique. Ils ne peuvent pas se battre, bien au contraire, ils vivent ensemble comme toutes les autres esp\u00e8ces qui cohabitent dans le lac Kivu. Apr\u00e8s mon m\u00e9moire, j\u2019ai voulu passer \u00e0 l\u2019image. Lors de l&rsquo;\u00e9criture du film, je me suis rem\u00e9mor\u00e9e mes souvenirs d&rsquo;enfance et les rumeurs que l&rsquo;on racontait au sujet du lac. Je vivais en face de ses eaux. Il y avait pas mal d\u2019histoires qui se racontaient, des histoires de noyades, des mythes, ces fameuses vaches qui sortent de l\u2019eau&#8230;<\/p>\n<p><strong>C\u2019est pour cette raison que vous vous \u00eates int\u00e9ress\u00e9s aux p\u00eacheurs ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi\u00a0 :<\/strong> Apr\u00e8s le rep\u00e9rage, nous nous sommes rendu compte que la mati\u00e8re nous imposait les p\u00eacheurs ce qui est assez logique. Qui mieux qu\u2019un p\u00eacheur peut te parler d\u2019un lac\u00a0 ? Il passe sa vie dessus. Il vit par et pour le lac. Depuis que je suis petite, les p\u00eacheurs m\u2019ont toujours fascin\u00e9e. On les voyait arriver en chantant. Malheureusement, ce n&rsquo;est plus le cas aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p><strong>Geoffroy Cernaix :<\/strong> Le choix des p\u00eacheurs \u00e9tait assez \u00e9vident et a fait partie du processus d\u2019\u00e9criture. Ils allaient porter ce film et \u00eatre les passeurs d\u2019histoire. On se rendait compte qu&rsquo;ils poss\u00e9daient une force dans leur t\u00e9moignage qui est \u00e0 la fois de la po\u00e9sie mais aussi port\u00e9 sur des questions existentielles. Ils \u00e9taient les premiers spectateurs du g\u00e9nocide, ce sont eux qui allaient rep\u00eacher les corps le matin et qui voyaient tous les bateaux charg\u00e9s de rwandais venant se r\u00e9fugier au Congo. Ils avaient une force incroyable car c\u2019est sur ce lac qu\u2019ils vivent. Ils en tirent leur salaire et leur nourriture. C\u2019\u00e9tait une mani\u00e8re beaucoup plus po\u00e9tique de raconter le lac que de faire parler un scientifique ou un responsable de barrage.<\/p>\n<p><strong>Le film est orient\u00e9 principalement autour d&rsquo;un personnage, un p\u00eacheur solitiaire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi\u00a0 :<\/strong> Au d\u00e9but, je n\u2019avais pas de personnage. Mon p\u00e8re m\u2019a dit : \u201c <em>Il faut que tu ailles voir Moro, le papa de mon ami Kabene, des fois il me raconte des histoires incroyables, des poissons qui parlent\u00a0 ! \u00c7a pourrait \u00eatre int\u00e9ressant pour toi<\/em> \u201d. La veille de notre d\u00e9part, lors des rep\u00e9rages, on a organis\u00e9 un rendez-vous avec Moro qui est arriv\u00e9 sur sa barque bien habill\u00e9. Les autres p\u00eacheurs ne m\u2019avaient jamais parl\u00e9 de lui car c\u2019est un solitaire. Il s\u2019est install\u00e9 confortablement et il a commenc\u00e9. Il a parl\u00e9 de tout ce qu\u2019il savait, il ma racont\u00e9 15 000 histoires, des poissons qui parlent, qu\u2019il a rencontr\u00e9 Mamy Wata et qu\u2019elle \u00e9tait amoureuse de lui. Il en \u00e9tait persuad\u00e9. On a discut\u00e9 pendant pratiquement une heure. C\u2019est un vrai personnage\u00a0 ! En rentrant \u00e0 Bruxelles, j\u2019ai dit \u00e0 Geoffroy que je sentais qu\u2019avec Moro \u00e7a serait tellement plus facile. J&rsquo;\u00e9prouvais plus de difficult\u00e9s avec les autres et je n\u2019arrivais pas \u00e0 trouver des personnalit\u00e9s color\u00e9es. Moro m\u2019a facilit\u00e9 la t\u00e2che et il a aussi une l\u00e9gitimit\u00e9, il est le plus vieux. Fatalement, il a beaucoup d\u2019histoires \u00e0 raconter.<\/p>\n<p><strong>Lo\u00efc Villot :<\/strong> Il s\u2019approprie les l\u00e9gendes comme par exemple celle de Mamy Wata. Il introduit sa propre r\u00e9alit\u00e9 avec son enfance. Ce n\u2019est pas du folklore. C\u2019est pour cette raison que c\u2019est int\u00e9ressant de parler de ces l\u00e9gendes-l\u00e0. Dans ces r\u00e9gions, ce sont des faits qui sont encore bien vivants, des explications plausibles du quotidien.<\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi :<\/strong> Moro conna\u00eet ce lac comme sa poche et toutes les histoires autour du lac comme celle de l\u2019\u00eele aux cr\u00e2nes, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on abandonnait les filles enceintes. Cette \u00eele est repr\u00e9sentative de l\u2019histoire de la r\u00e9gion. Les rwandais, soit-disant, jetaient leurs filles enceintes sur l\u2019\u00eele et les congolais faisaient de m\u00eame. Les p\u00eacheurs recueillaient ces femmes. Il y a aussi l\u2019\u00eele aux lapins o\u00f9 tous les belges coloniaux s\u2019envoyaient de la n\u00e9gresse. Toutes les petites \u00eeles ont leur histoire. Pendant le rep\u00e9rage, Moro m\u2019avait parl\u00e9 d\u2019un de ses amis rwandais avec qui il avait v\u00e9cu pas mal d&rsquo;aventure. Malheureusement, son ami est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 entre le moment du rep\u00e9rage et du tournage. Il a fallu trouv\u00e9 une solution et c&rsquo;est pour cette raison que Lazare (un autre p\u00eacheur rwandais) se retrouve dans le film. J\u2019ai avanc\u00e9 dans beaucoup d\u2019incertitudes. Je n\u2019avais jamais fait de r\u00e9alisation. Par contre, je pouvais sentir que certains \u00e9l\u00e9ments combin\u00e9s ensemble allaient fonctionner. Pour \u00eatre de la r\u00e9gion et conna\u00eetre ce qui se passe entre nous de chaque c\u00f4t\u00e9 du lac, je savais que si je mettais un p\u00eacheur congolais et un p\u00eacheur rwandais ensemble sans la pr\u00e9sence de militaire ou d\u2019agent d\u00e9rangeant, ils pouvaient se l\u00e2cher et produire une mati\u00e8re qui, m\u00eame pour moi, serait int\u00e9ressante au niveau historique. La crainte d\u2019aller tourner du c\u00f4t\u00e9 rwandais \u00e9tait pr\u00e9sente mais j&rsquo;\u00e9tais persuad\u00e9e que s&rsquo;ils parlent du \u00ab\u00a0 kagame\u00a0 \u00bb, il y aurait quelque chose qui allait germer.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi est-on continuellement sur l\u2019eau ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2028Wendy Bashi :<\/strong> Le producteur Aur\u00e9lien Bodineau (N\u00e9on Rouge Production) a eu cette savante id\u00e9e de se retrouver sur l\u2019eau pour cr\u00e9er cet effet. Ce n\u2019\u00e9tait pas mon id\u00e9e de d\u00e9part et je voulais plut\u00f4t aller \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, dans les march\u00e9s et rencontrer les habitants du lac. \u00c0 partir du moment, o\u00f9 l\u2019on a resserr\u00e9 l&rsquo;histoire et qu\u2019on travaillait uniquement sur les p\u00eacheurs, il fallait qu\u2019on soit sur l\u2019eau. Finalement, c\u2019est une id\u00e9e que j\u2019ai adopt\u00e9e et \u00e7a a donn\u00e9 des belles choses visuellement.<\/p>\n<p><strong>Le film aborde aussi, par petites touches, les moments les plus tragiques de l\u2019histoire du lac Kivu.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Geoffroy Cernaix :<\/strong> Effectivement, le film parle de l\u2019\u00e9poque coloniale. Le lac a \u00e9t\u00e9 d\u00e9structur\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e des blancs qu&rsquo;ils soient allemands, belges ou fran\u00e7ais. Ils ont coup\u00e9 des populations qui traditionnellement vivaient ensemble. Elles se sont trouv\u00e9es du jour au lendemain s\u00e9par\u00e9es par des fronti\u00e8res et par des administrations qui les d\u00e9passaient compl\u00e8tement et qui ne correspondaient \u00e0 rien. On sent dans le film, selon moi, un monde qui est r\u00e9volu et qui a cess\u00e9 d&rsquo;exister. Les gens vivaient naturellement autour de ce lac qui cr\u00e9ait une unit\u00e9. Cette partition du lac en diff\u00e9rentes r\u00e9gions administratives a perdur\u00e9 au moment de la d\u00e9colonisation. Au final, ce que j\u2019ai ressenti avec les vieux p\u00eacheurs qui ont connu aussi bien la p\u00e9riode coloniale que la d\u00e9colonisation et ses d\u00e9sillusions, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a eu, \u00e0 un moment, un cours naturel des choses : les vaches sortaient de l\u2019eau, on racontait des contes et on traversait le lac. Tout d\u2019un coup, on a quelqu\u2019un qui vient de l\u2019ext\u00e9rieur et qui te dit\u00a0 : \u00ab\u00a0 non les vaches ne sortent pas de l\u2019eau\u00a0 \u00bb, \u00ab\u00a0 non tu ne peux pas parler cette langue\u00a0 \u00bb. On finit par arriver \u00e0 des situations aussi extr\u00eames que le g\u00e9nocide ou que la premi\u00e8re guerre de Goma. On le sent \u00ab\u00a0 en creux\u00a0 \u00bb dans le film bien que \u00e7a ne soit pas le sujet principal.<\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi :<\/strong> Effectivement, on le sent tr\u00e8s clairement au moment o\u00f9 Moro raconte l&rsquo;histoire des vaches qui sortent de l&rsquo;eau. On comprend que l&rsquo;on parle de la disparition d\u2019un monde connu et qui est remplac\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019\u00e9trangers qui vont bousiller cet environnement et reconfigurer leur r\u00e9alit\u00e9. On le sent aussi lorsqu\u2019il parle de la construction du barrage et le nombre de poissons qui diminue. Ce lac porte une histoire. On va se succ\u00e9der de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration mais le lac sera toujours l\u00e0. C\u2019est impossible de parler du lac sans parler du g\u00e9nocide et des conflits actuels.<\/p>\n<p><strong>Est-ce qu\u2019il y aura \u00e9galement une projection du c\u00f4t\u00e9 rwandais ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wendy Bashi :<\/strong> Oui parce qu\u2019ils l\u2019attendent. J\u2019en ai parl\u00e9 \u00e0 l\u2019ambassadeur du Rwanda, il \u00e9tait mort de rire. \u201c <em>Quoi ? vous avez baptis\u00e9 un poisson Kagame ! Mon pr\u00e9sident sera content de savoir qu\u2019il y a un poisson qui porte son nom<\/em> \u201d (<em>rires<\/em>). Doba avec qui nous avons co-\u00e9crit, \u00e9tait tr\u00e8s content de l\u2019exercice. Chaque fois qu\u2019il m\u2019envoie un mail et que je vais au Rwanda, il m\u2019\u00e9crit \u201cBienvenue chez toi\u201d car finalement, c\u2019est la r\u00e9gion des grands lacs. On est appel\u00e9 \u00e0 cohabiter et \u00e0 collaborer. Ils verront le film, c\u2019est certain. Ils vont rire \u00e9norm\u00e9ment car il agit comme un effet miroir. Ils vont savoir ce qu\u2019on dit d\u2019eux de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Les gens qui ne vivent pas dans les r\u00e9gions urbaines ne savent pas. Ils vont rigoler et \u00e7a va peut-\u00eatre ouvrir les yeux \u00e0 certains du c\u00f4t\u00e9 de chez moi, ceux qui sont \u00e0 l\u2019ouest c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 Kinshasa et ailleurs pour se rendre compte qu\u2019on parle du conflit, certes, mais au-del\u00e0 de conflit et de la guerre froide qui existe entre les deux pays, il ne faut pas non plus sous estimer le potentiel de communication qui existe entre les frontaliers. C\u2019est aussi \u00e7a le message du film\u00a0 : une fronti\u00e8re qui ne devrait pas exister et qui s\u00e9pare des fr\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par Aur\u00e9lie Ghalim<\/strong><\/p>\n<p>Directed by Wendy Bashi<\/p>\n<p>Director of Photography Herman Bertiau<br \/>\nAdditional Director of Photography Nicolas Fran\u00e7ois<br \/>\nSound Engineer Lo\u00efc Villiot<br \/>\nEditing Geoffroy Cernaix<\/p>\n<p>Location Manager Anne-Sophie Galand<br \/>\nSound Mix Lo\u00efc Villiot<br \/>\nColor Correction Louis Bastin<\/p>\n<p>Produced by Aurelien Bodinaux<br \/>\nProduction Neon Rouge<br \/>\nCoproduction Tact Production<\/p>\n<p>With the support of CBA, GSARA, CNC, OIF, DGD<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La journaliste Wendy Bashi donne la parole aux p\u00eacheurs du lac Kivu dans son premier film, <em>Rumeurs du lac<\/em>. Au gr\u00e9 des contes, les gardiens du lieu nous r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;histoire charg\u00e9e de ses eaux. Premiers t\u00e9moins du g\u00e9nocide, ce sont les p\u00eacheurs qui allaient rep\u00eacher les corps des Tutsi. Aujourd&rsquo;hui, le lac constitue une fronti\u00e8re artificielle et une zone de conflit entre deux pays fr\u00e8res. Lo\u00efc Villot et Geoffroy Cernaix du GSARA ont suivi de pr\u00e8s le projet du film \u2013 Entretien.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":643,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,72],"tags":[],"class_list":["post-632","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dossier","category-rwanda"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/632","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=632"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/632\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1881,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/632\/revisions\/1881"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media\/643"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=632"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=632"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.causestoujours.be\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=632"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}